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GDF Suez veut un "passeport de rénovation énergétique" pour les logements

Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez, s'est exprimé devant les députés français, mercredi 17 juillet.

Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez, s'est exprimé devant les députés français, mercredi 17 juillet. - -

Gérard Mestrallet, le PDG du groupe français, a proposé aux députés, mercredi 17 juillet, la mise en place d'un passeport pour chaque logement afin d'accélérer la rénovation énergétique.

Alors que le débat sur la transition énergétique doit déboucher sur une quinzaine de "recommandations", jeudi 18 juillet, GDF Suez prend les devants lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, ce 17 juillet.

Son PDG, Gérard Mestrallet, a en effet mis à disposition du gouvernement une vingtaine de propositions, dont celle de fixer un objectif de 20% de biométhane dans la consommation de gaz en France en 2030, et la création d'un "passeport de rénovation énergétique".

Ce dernier "consiste en un audit énergétique approfondi du logement et une proposition de travaux personnalisée et standardisée qui ciblerait en particulier les 4 millions de logements les plus énergivores en France", a expliqué le dirigeant aux députés.

Les fournisseurs d'énergie comme GDF Suez auraient ainsi "l'obligation de financer un volume minimum de passeports rénovation", qui se subtituerait au mécanisme des certificats d'économies d'énergie "relativement peu efficace", selon lui, pour le secteur du chauffage individuel.

Le biogaz a "un potentiel considérable"

En ce qui concerne le biogaz, généré par la dégradation des déchets organiques (fumiers, poubelles, etc.), "le potentiel est considérable en France, parce qu'on a un grand territoire et aussi une grande agriculture", a souligné Gérard Mestrallet.

L'objectif de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise et de l'énergie, ndlr) était "d'atteindre 15% de gaz vert en 2030. Nous, nous pensons qu'on pourrait même monter à 20% en 2030, en passant par 20 térawattheures en 2020, soit 5%", a-t-il assuré.

Le biogaz, défendu par les partisans de l'économie circulaire et du recyclage, a plusieurs applications: après un filtrage, il peut être injecté dans le réseau dit "de ville", il peut alimenter des véhicules adaptés (flottes de bus par exemple) ou encore servir à produire de l'électricité.

Des mesures de soutien, dont un tarif d'achat bonifié, ont été annoncées par le gouvernement à la fin du mois de février.

Y. D.