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Éolien en mer : l'île d'Oléron retenue pour un appel d'offres

La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a annoncé qu'un appel d'offres serait lancé pour la pose d'éoliennes en mer au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime),

La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a annoncé qu'un appel d'offres serait lancé pour la pose d'éoliennes en mer au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), - Tobias Schwarz-AFP

Ségolène Royal a annoncé qu'un appel d'offres serait lancé pour la pose d'éoliennes en mer au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), dans le cadre de la loi de transition énergétique. Son calendrier n'a pas été précisé

La ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal, indique qu'un appel d'offres sera lancé pour la pose d'éoliennes en mer au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), dans le cadre de la loi de transition énergétique visant à développer cette énergie renouvelable.

Cet appel d'offres, dont le calendrier et la capacité de production électrique visée n'ont pas été précisés, sera le quatrième en France pour l'éolien offshore, dans la foulée de celui annoncé au printemps 2016 au large de Dunkerque (Nord). "Une attention particulière sera apportée aux enjeux des activités économiques, notamment la pêche, et aux enjeux environnementaux liés au choix de la zone", a-t-elle ajouté. 

Selon le SER, la puissance totale installée pourrait avoisiner 500 MW au large de l'île d'Oléron, comme à Dunkerque, dont l'appel d'offres avait été annoncé en avril 2016. WPD Offshore, filiale de l'allemand WPD, a déjà fait part de son intérêt. Un premier appel d'offres avait attribué en 2012 à EDF trois parcs éoliens de 500 MW chacun à Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Saine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et un quatrième parc de même capacité à l'espagnol Iberdrola à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor).

Le futur appel d'offres à Oléron comportera des nouveautés

Le futur appel d'offres à Oléron se caractérisera par des "nouveautés" prévues par la loi de transition énergétique pour réduire les coûts et simplifier les procédures. Parmi elles figure une procédure de "dialogue concurrentiel" qui permettra d'échanger avec les candidats afin de préciser le cahier des charges et de leur permettre d'améliorer leurs offres en cours de procédure.

Des études de levée des risques liés au vent ou à la composition des sols, par exemple, seront réalisées par des établissements publics tandis que des simplifications administratives seront mises en oeuvre, comme l'autorisation environnementale unique.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER), principale organisation du secteur, a salué cette annonce, estimant que ce nouvel appel d'offres contribuerait à l'accroissement de la compétitivité de la filière. "C'est une bonne nouvelle pour qu'on puisse collectivement tenir l'objectif de baisse des coûts" grâce à des économies d'échelle, a déclaré Damien Mathon, délégué général du SER, à l'AFP.

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.

F.B avec AFP