BFM Business

Diesel: nouveau recul important

-

- - -

Le diesel passe maintenant sous la barre des 40% dans la part des immatriculations en France

La part du diesel dans les immatriculations de voitures particulières neuves est tombée à 36% en septembre et octobre, contre 40% environ dans les mois précédents, selon des statistiques du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

A son apogée, en 2012, le diesel représentait encore près des trois quarts du marché automobile français, mais ce type de motorisation recule maintenant chaque mois de façon parfois spectaculaire. La part du diesel est passée sous la barre de 50% des véhicules neufs l'an dernier, et la décrue est devenue spectaculaire sur les chiffres de janvier 2018. Alors qu’on était encore à 52% du parc immatriculé en Diesel en novembre 2017, on est passé de 45% à 42% en janvier 2018, puis sur la barre des 40% en août, et donc à 36% pour les derniers chiffres d’octobre, ce qui, sur 10 mois, porte les immatriculations diesel à 39% contre 47% pour les dix premiers mois 2017 (67% pour les 10 premiers mois 2013).

La chute est telle qu’elle touche maintenant le stock de véhicules roulant en France : selon l’INSEE le parc de véhicule Diesel est passé à 19 millions 855.000 véhicules en 2017 (face à 12 millions 670.000 véhicules à essence) contre 19 millions 900.000 en 2016, soit un recul de 0,2% encore jamais vu depuis le début des statistiques sur ce sujet, soit 1990.

Quelle prime à la conversion ?

Par type d'énergie, le CCFA recensait pour les dix premiers mois de l'année 54,4% de voitures particulières neuves essence (+7 points sur un an), 39,5% de diesel (-8,1 point), 4,7% d'hybrides (+1 point) et 1,3% d'électriques (+0,1 point). Les Français, qui étaient encore incités il y a quelques années par le gouvernement à acheter des véhicules diesel afin de diminuer l'empreinte carbone (le diesel brûle moins de carburant et émet moins de CO2) ont été confrontés au revirement des politiques publiques amorcé en 2014, sur le constat que le diesel dégage davantage de gaz nocifs pour la santé.

Ce comportement pourrait s’accélérer dans les mois à venir avec le doublement programmé de la « prime de conversion » mise en place par le gouvernement et les constructeurs. Les modalités pratiques devraient être finalisées dans les jours qui viennent, mais on s’attend à ce qu’elle soit sensiblement augmentée, entre 2.000€ et 4.500€ selon la situation fiscale des ménages et le type de véhicule acheté. Les négociations butent en ce moment sur les véhicules d’occasion, les constructeurs souhaitant réserver leur concours au seul achat de véhicule neuf. Le type de motorisation n’est pas non plus totalement réglé : les constructeurs en avance sur l’électrique souhaite réserver la prime à ce type de véhicule, ceux qui sont plus en retard souhaitent que les moteurs à essence les plus modernes restent concernés