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Coût des catastrophes naturelles: 4.000 milliards de dollars en 30 ans

Tornade, ouragan, typhon entrainent  des pertes de 200 milliards de dollars par an.

Tornade, ouragan, typhon entrainent des pertes de 200 milliards de dollars par an. - -

Depuis une décennie, les conséquences financières des catastrophes naturelles s'élèvent à environ 200 milliards de dollars par an, indique un rapport de la Banque mondiale dévoilé ce 18 novembre. C'est 4 fois plus que dans les années 80.

Le changement climatique est une réalité et ses conséquences économiques se font déjà bien sentir. Sur les 30 dernières années, les catastrophes naturelles, dont les trois-quarts sont liées à des évènements météorologiques extrêmes, ont provoqué des dommages s'élevant à 4.000 milliards de dollars, révèle un rapport de la Banque Mondiale (BM) publié en marge de la conférence de Varsovie consacrée au climat. Quelque 2,5 millions de personnes y ont perdu la vie.

"Le typhon Haiyan, le plus puissant à avoir jamais touché les Philippines, donne à voir combien le changement climatique intensifie la sévérité des évènements météorologiques extrêmes", a déclaré le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, dans un communiqué.

L'ouragan Thomas a coûté 43% du PIB de Ste Lucie

La Banque mondiale appelle la communauté internationale à une action contre le changement climatique, dont les conséquences sont de plus en plus lourdes. Ainsi, les pertes dues à des catastrophes naturelles s'élèvent à environ 200 milliards de dollars par an depuis une décennie, soit 4 fois plus que dans les années 80.

Elle met en garde contre l'accélération du phénomène. "On ne peut pas connecter chaque évènement météorologique au changement climatique, mais les scientifiques ont averti que les évènements extrêmes vont augmenter en intensité avec le changement climatique", a précisé Rachel Kyte, vice-présidente de la Banque Mondiale pour le développement durable.

Le rapport de la Banque Mondiale rappelle que les pays les plus touchés sont aussi les plus pauvres. Ainsi l'ouragan Thomas, qui a dévasté Sainte Lucie en 2010, a provoqué des dégâts équivalents à 43% de son PIB.

A Varsovie, les pays en développement réclament une aide des pays riches au titre des "pertes et dommages" subis à cause du réchauffement climatique, et la mise en place d'un nouveau "mécanisme" qui traiterait de ces questions. Les pays industrialisés redoutent de devoir payer des "réparations" et craignent de possibles implications en justice.

C.C. avec AFP