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Ces millions que pourrait rapporter le bonus-malus à l’État

Depuis le 1er janvier 2017, les modèles hybrides, comme ce SUV Lexus ne bénéficient plus du bonus écologique. (image d'illustration)

Depuis le 1er janvier 2017, les modèles hybrides, comme ce SUV Lexus ne bénéficient plus du bonus écologique. (image d'illustration) - Médiathèque Lexus

Selon des données du cabinet AAA-Data, le bonus-malus écologique pourrait générer cette année 350 millions d'euros de recettes.

Le bonus-malus écologique permet de remplir les caisses de l'État. Conçu en 2008 pour détourner les acquéreurs de voitures neuves des véhicules les plus polluants du marché, ce dispositif fiscal devrait rapporter, selon le cabinet AAA-Data, 347 millions d'euros en 2017. Une somme en hausse de 35% par rapport à 2016. À la faveur d'un durcissement progressif de ses seuils de déclenchement, ce mécanisme, longtemps déficitaire (plus de bonus ayant été accordés que de malus), rapporte depuis 2014 plus qu'il ne coûte selon la Cour des comptes

Applicable depuis le 1er janvier 2017, le nouveau barème du bonus-malus écologique pénalise bien plus d'automobilistes qu'auparavant. Depuis cette date, n'importe quel véhicule neuf émettant 127 grammes de dioxyde de carbone (CO2) par kilomètre, ou plus, est taxé. Or, en 2016, le seuil de déclenchement du malus débutait à 131 grammes de CO2/km. 

De plus en plus de modèles frappés par un malus 

Comme le souligne le quotidien Les Échos, des voitures exonérées de malus l'an passé étant désormais taxées, le nombre de véhicules "malussés" a bondi de 50% au premier trimestre 2017 pour s'établir à 114.384 unités. Ce qui représente 16% du parc de véhicules neufs contre 10,8% à la même période en 2016. AAA-Data relève qu'avec ces nouvelles règles, le nombre de Renault taxées sur les six premiers mois de l'année a doublé pour s'établir à 14.900 unités. Une tendance également visible chez Peugeot (4.726 véhicules) ou encore Mercedes (près de 7.000 autos). 

En toute logique, les modèles premium et sportifs (carburant essentiellement à l'essence) rapportent le plus à l'État. Les productions d'Aston Martin, Ferrari, Lamborghini, ainsi qu'une grande partie de la gamme Porsche étant soumises au malus maximal de 10.000 euros. À elle seule, cette tranche aurait déjà rapporté 17,6 millions d'euros depuis le début de l'année. De quoi compenser le versement du bonus variant entre 1.000 et 6.000 euros accordé aux acquéreurs de véhicules hybrides rechargeables ou 100% électriques.

Antonin Moriscot