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Baisse des prix du pétrole : la France et les Etats-Unis en discussion

En juin 2011, 28 pays avaient décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques pour faire baisser les cours.

En juin 2011, 28 pays avaient décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques pour faire baisser les cours. - -

L’Elysée a indiqué, vendredi 17 août, que toutes les solutions étaient envisagées avec Washington pour endiguer la montée des cours du pétrole. Il ne serait pas exclu de puiser dans leurs réserves stratégiques.

Ce vendredi, l’Elysée a déclaré que la France et les Etats-Unis ont entamé des discussions sur les mesures à prendre pour faire baisser les cours du pétrole. "Toutes les options sont étudiées", a précisé un conseiller diplomatique à Reuters.

Selon l’agence, Washington serait prêt à puiser dans ses réserves stratégiques d’or noir. Cette mesure exceptionnelle pourrait se faire en concertation avec plusieurs pays européens. Début 2012, les Etats-Unis avait déjà envisagé de prendre une telle mesure.

En juin 2011, ce projet s’était même concrétisé. Les 28 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie avaient décidé de puiser dans leurs réserves pour combler l'arrêt de la production libyenne. Avec 60 millions de barils supplémentaires en un mois, la mesure avait porté ses fruits et les cours du pétrole avaient baissé.

L'UE s'est déjà privée du pétrole iranien

La méthode pourrait donc être à nouveau utilisée alors que les cours du pétrole sont au plus haut depuis trois mois. Le baril de Brent se situe actuellement au-dessus des 114 $. Cette flambée des prix s’explique par la baisse des stocks de pétrole disponible et par les tensions au Proche-Orient. En effet, depuis le 1er juillet, l'Union européenne n'importe plus de pétrole iranien pour sanctionner le développement du programme nucléaire de la République islamique.

Ce contexte poussera peut-être François Hollande à changer d’avis sur la question. Peu de temps avant son élection, ses conseillers avaient indiqué que le candidat socialiste, s'il était élu, s'opposerait à des discussions sur l'utilisation de stocks stratégiques de pétrole... une mesure alors défendue par son adversaire Nicolas Sarkozy.

Laura Marzouk et BFMbusiness.com