BFM Business

Alstom laisse General Electric gérer seul ses anciennes activités énergie

-

- - Patrick Kovarik - AFP

Le PDG d'Alstom a confirmé ce jeudi que son groupe sortait des coentreprises nouées avec GE à l'occasion du rachat de sa branche énergie par l'américain.

Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a confirmé jeudi que son groupe allait exercer ses options de vente et sortir de ses coentreprises avec l'américain General Electric (GE) dans l'énergie.

Ce désengagement d'Alstom, recentré sur les transports, intervient alors que GE connaît d'importantes difficultés dans sa branche énergie, dont les effectifs vont être réduits de 12.000 emplois, la France devant être préservée.

GE "en aura la propriété pleine et entière avec une nuance sur la partie nucléaire" qui doit faire l'objet de discussions, a précisé Henri Poupart-Lafarge, qui était interrogé par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les décisions de l'État en matière de politique industrielle. "On se désengage", a-t-il ajouté.

Un dividende extraordinaire

Lors de l'accord conclu en octobre entre Alstom et Siemens, le groupe français avait déjà suggéré qu'il vendrait toutes les parts qu'il détenait encore dans ces trois coentreprises (énergies renouvelables, nucléaire et réseaux) créées avec General Electric au moment de leur mariage en 2014. Ces participations avaient alors été chiffrées à un total d'environ 2,5 milliards de dollars.

Le produit de ces ventes doit notamment permettre de verser aux actionnaires un dividende extraordinaire à l'occasion de la prise de contrôle par Siemens d'Alstom, désormais recentré sur les transports. "C'est vrai que les anciennes activités énergie d'Alstom n'ont pas leur place dans cette opération", a déclaré Henri Poupart-Lafarge.

Alstom, actionnaire "dormant"

Alors qu'il est reproché à Alstom d'être un actionnaire "dormant" dans ces coentreprises, Henri Poupart-Lafarge a assuré que "les règles ont été établies dès le départ sur le rôle d'Alstom dans les joint-venture", à savoir "être là pour vérifier un certain nombre de décisions stratégiques", et qu'"il n'y a pas eu matière à agir" pour le groupe français.

L'ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, interrogé mercredi par cette même commission, avait proposé "que le gouvernement se débrouille pour faire un accord de place avec l'ensemble des investisseurs pour racheter ces entreprises qui sont très profitables".

N.G. avec AFP