BFM Business

Winamax mise désormais sur les paris sportifs

Alexandre Roos, le PDG de Winamax, évoque la stratégie de l'entreprise pour BFMBusiness.com.

Alexandre Roos, le PDG de Winamax, évoque la stratégie de l'entreprise pour BFMBusiness.com. - -

En conquérant 5% de part de marché en quelques semaines, le leader français du poker en ligne a effectué une entrée réussie sur le marché des paris sportifs. Il compte sur la fin du Mondial pour relancer son activité principale.

Pour l’instant, le pari est réussi pour Winamax. A la faveur du Mondial 2014, le numéro un français du poker en ligne vient de s'introduire sur la marché des paris sportifs, s’offrant 5% d’un gâteau trusté par Betclic (35%), PMU (25%) et FDJ (entre 15 et 20%).

Une performance néanmoins fragile, puisque le coup de sifflet final de la Coupe du monde marquera assurément une baisse des volumes de paris. Pour conserver son influence naissante, Winamax mise donc sur des cotes "10% au-dessus des gros acteurs du marché", selon son PDG, Alexandre Roos.

Cette arrivée dans le monde des paris sportifs ne doit rien au hasard: le marché du poker en ligne s’essouffle. Et si Winamax continue de progresser en termes de parts de marché à mesure que les "petits" acteurs abandonnent la course, l’entreprise dont le chiffre d’affaires a atteint 103 millions d’euros en 2013 marque ainsi sa volonté de se diversifier.

"L'ennemi du poker, c'est le temps"

S'il semble difficile de s’introduire sur le marché des paris hippiques, "car il est trusté par le PMU", "toutes les opportunités dans le monde du jeu nous intéressent", confirme Alexandre Roos. Cependant, "nous n’oublions tout de même pas notre métier de base, qui est le poker en ligne", assure-t-il.

Pour relancer ce secteur, Winamax compte sur un format récent, "l’Expresso", qui permet de gagner de grosses sommes en un minimum de temps. "Nous nous sommes rendus compte que l’ennemi du poker, c’est le temps: beaucoup de gens arrêtent de jouer car ils en manquent", constate Alexandre Roos.

Pour promouvoir ce concept, Winamax va s’offrir un spot de publicité, dimanche 13 juillet, le soir de la finale de la Coupe du monde, juste après la fin du match. Un espace très recherché et donc très cher, mais le jeu pourrait en valoir la chandelle.

Yann Duvert