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Voyager en 1ère devient un luxe même pour les hommes d'affaires

Les entreprises veulent réduire leurs coûts.

Les entreprises veulent réduire leurs coûts. - Paul Richard - AFP

De plus en plus d'entreprises se tournent vers le low cost pour les voyages d'affaires. Offres premium, plateformes dédiées, … Les compagnies à bas coûts mettent tout en place pour séduire ces nouveaux clients.

Voyage d'affaires ne va plus forcément de pair avec luxe. Les compagnies aériennes low cost pèsent pour 26% dans les dépenses aériennes des voyages d'affaires en Europe aujourd'hui, contre moins de 10% en 2008, d'après une étude publiée ce 6 janvier par le cabinet d'études économiques Xerfi.

D'ailleurs, si la croissance de ce marché devrait atteindre 2% en 2015, à 27,9 milliards d'euros, elle ne sera plus que de 1% par an jusqu'en 2017.

Evidemment, en ces temps de crise, les entreprises cherchent avant tout à réduire leurs coûts. Mais ce n'est pas la seule explication. Tout d'abord, les compagnies aériennes n'hésitent pas à lancer des offres d'affaires low cost. Ainsi, Ryanair a développé en 2014, l'offre "Business Plus" qui propose des billets premium à partir de 69,99 euros (passage prioritaire, siège confortable…).

Génération hyper-connectée

De plus, l'étude remarque que des plateformes réservées jusque-là aux particuliers s'ouvrent maintenant aux professionnels. Airbnb, par exemple, propose depuis l'été 2014 une page réservée aux entreprises. Le site a même passé un partenariat avec Concur, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de logiciels de gestions de notes de frais.

Et enfin, Xerfi remarque de nouvelles tendances depuis l'arrivée de la génération Y. "Hyper-connectés, ils consultent les avis sur Internet et réservent sur les mêmes sites et avec les mêmes appareils qu’ils le font à titre personnel (smartphone, tablette…). En bref, ils deviennent leur propre travel manager", peut-on lire sur leur communiqué.

Ainsi, ces entreprises ont dû faire évoluer leur métier. Elles offrent dorénavant une véritable offre de services et digitalisent, via des applications mobiles notamment, de plus en plus. Et cela a eu une conséquence immédiate : "le online a fait disparaitre les commissions et, plus globalement, a renforcé la concurrence et tiré les prix vers le bas sur certains segments".

Source: Xerfi

D. L.