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Pixmania, une pépite du Web français devenue britannique

L'internationalisation de Pixmania est une des briques sur lesquelles repose son succès.

L'internationalisation de Pixmania est une des briques sur lesquelles repose son succès. - -

Jean-Emile Rosenblum, le fondateur du site d'e-commerce, a annoncé le 19 août avoir vendu ses parts dans le groupe. Cette entreprise à succès du Web français est désormais entièrement détenue par le Britannique Dixons. 

La direction de Pixmania est entièrement passée de l’autre côté de la Manche. Dans un message posté sur Facebook le 19 août, Jean-Emile Rosenblum, patron et cofondateur du site, a annoncé avoir cédé les 22% du capital de l’entreprise qu’il détenait encore avec son frère. Le géant de la vente d'électronique Dixons devient désormais propriétaire à 100% de cette entreprise, véritable pépite du Web français, et un des premiers grands succès du secteur en France.

Pixmania est avant tout une histoire partie d’une bonne intuition. Quand les frères Rosenblum reprennent l'entreprise familiale en 2001, elle est spécialisée dans les photographies scolaires. Ils se rendent vite compte que, dans le secteur de la photographie, le plus rentable est de vendre des appareils, notamment sur Internet. Onze ans plus tard, Pixmania approche du milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Un groupe présent dans 26 pays

L’entreprise a bâti son succès sur trois briques. La première est la diversification à outrance. D'abord vendeur "multispécialiste", comme Amazon, Pixmania a ensuite lancé ses propres marques de literie et de bijoux. Le groupe est aussi prestataire de services: il gère ainsi les sites d'e-commerce de Carrefour ou Celio.

La deuxième brique est sa présence à l’international, dans 26 pays. C’est un cas unique dans l'e-commerce français.

Enfin, la troisième brique est la stratégie dite "cross-canal". Pixmania a lancé sa propre chaîne de boutiques physiques en se basant sur le raisonnement suivant: à maturité, la vente en ligne ne représentera pas plus de 20% du commerce global, alors autant aller piocher dans les 80% restant. Les boutiques pourraient représenter la moitié des ventes du groupe d'ici aux cinq prochaines années.

Anthony Morel et BFMbusiness.com