BFM Business

Le PDG d'AccorHotels justifie le recrutement de Sarkozy

Sébastien Bazin a loué "l'expérience internationale" de Nicolas Sarkozy.

Sébastien Bazin a loué "l'expérience internationale" de Nicolas Sarkozy. - Eric Piermont - AFP

Sébastien Bazin a loué "l'expérience internationale" de l'ancien chef de l'État et s'est défendu d'avoir effectué un choix politique.

Sébastien Bazin, le PDG d'AccorHotels, a justifié ce mercredi l'arrivée de Nicolas Sarkozy au conseil d'administration du numéro un européen de l'hôtellerie en soulignant que c'est "un ancien chef d'État qui a une expérience, qui connaît le monde international".

Dans cette nomination, "il n'y a aucune symbolique de droite, de gauche, la symbolique c'est juste un ancien chef de l'État qui a une expérience, qui connaît le monde international", a souligné le patron français, interrogé lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats annuels groupe.

"Nicolas Sarkozy s'imposait assez naturellement"

L'ancien chef d'État, éliminé au premier tour de la primaire de la droite et du centre, en novembre dernier, a été nommé en tant qu'administrateur indépendant et il présidera un comité dédié à la "stratégie internationale", créé pour l'occasion.

"Nicolas Sarkozy s'imposait assez naturellement car il s'agit d'un homme politique avec une envergure internationale, qui a une connaissance géopolitique absolument indéniable, et qui peut être un accélérateur du développement du groupe à l'étranger dans la prise de contact ou l'étude de l'environnement", a expliqué Sébastien Bazin.

Le patron d'AccorHotels, un poids lourd du CAC 40, a repoussé toutes les critiques sur le choix inédit en France d'un ex-président pour entrer au conseil d'administration, l'organe de direction, d'un grand groupe. "Pourquoi est-ce que les Anglais, les Allemands, les Hollandais, les Américains, ont tous offert aux anciens hommes de pouvoir de toutes sensibilités confondues un poste dans les grandes entreprises ? la France ne l'a jamais fait (mais) c'est du bon sens", a estimé le PDG.

Y.D. avec AFP