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Le musée d'Orsay en grève pour ne pas ouvrir 7 jours sur 7

L'appel à la grève vise une initiative du ministère de la Culture qui souhaite ouvrir le musée d’Orsay sept jours sur sept à compter de novembre 2015, à l’instar du musée du Louvre et du château de Versailles.

L'appel à la grève vise une initiative du ministère de la Culture qui souhaite ouvrir le musée d’Orsay sept jours sur sept à compter de novembre 2015, à l’instar du musée du Louvre et du château de Versailles. - Joël Saget-AFP

Une grève provoque la fermetures des portes du musée ce mardi 22 septembre. La CGT a appelé le personnel à protester contre le projet d'ouverture 7 jours sur 7 à partir du mois de novembre. Un enjeu social, culturel et économique.

Comme l'ouverture des magasins le dimanche, celle de grands musées parisiens en continu, sept jours sur sept, suscite la grogne des syndicats.

Le musée d'Orsay est resté fermé ce mardi 22 septembre, touché par un préavis de grève. Un mouvement qui tombe plutôt mal alors que le musée vient d'être déclaré meilleur musée d'Europe selon le site de tourisme TripAdvisor.

Outre le bouleversement des plannings des personnels, rester ouvert toute la semaine est un défi pour le musée d'Orsay à plusieurs niveaux.

Sur le plan social, la section CGT du musée craint que l'initiative, qui ne bénéficiera qu'aux visites scolaires lors de ce septième jour d'ouverture, ne préfigure une généralisation de l'ouverture sept jours sur sept de ce haut lieu de la culture parisienne et mondiale.

Le jour de fermeture est utile et peut être lucratif

Mais ce projet remet aussi en question l'organisation bien huilée du musée, lors de son son unique jour de fermeture. En effet, à l'abri du public, on s'active le jour de fermeture, fixée le lundi pour le musée d'Orsay. Décrochage d'oeuvres à restaurer ou à prêter, entretien du bâtiment, nettoyage. Autant de tâches difficiles à mener en présence de groupes scolaires.

Car c'est pour eux que le Louvre, Orsay et Versailles devront ouvrir un 7e jour, comme l'a présenté le président de la République. Ce jour de fermeture, c'est aussi parfois un jour lucratif pour les établissements qui accueillent des visites VIP, louent des espaces pour des événements privés et reçoivent des tournages de films ou d'interviews.

Comment concilier tout cela ? C'est compliqué mais nous sommes en train de nous organiser, explique-t-on dans les musées, où le sujet est sensible. Le ministère a promis 70 postes supplémentaires. Insuffisant selon les syndicats qui dénoncent les sous-effectifs actuels.

C.Hu édité par F.Bergé