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Le Bayern Munich, un vrai business modèle

L'Allianz Arena de Munich.

L'Allianz Arena de Munich. - -

Le club bavarois affronte le FC Barcelone, mercredi 1er mai. Performant sur le terrain, il l'est aussi dans la gestion de ses finances.

Omnipotent dans son championnat, sur le toit de l’Europe, chouchou de l’UEFA et de son fair-play financier, le Bayern Munich suscite l’admiration de (presque) tous ses adversaires.

Le club bavarois, qui devrait se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions, mercredi 1er mai face au FC Barcelone, peut se targuer d’une gestion de bon père de famille. Il s’est même récemment permis d’annoncer un budget transferts de 280 millions d’euros en vue de la saison prochaine.

Réputé pour une certaine arrogance, le Bayern a des finances saines, et aime le faire savoir. Le tout grâce à un modèle économique à plusieurs entrées :

> Des résultats sportifs constants, qui font du Bayern le club le plus titré d’Allemagne. D’ores et déjà assurés d’un 23ème titre de champion, les bavarois possèdent six coupes d’Europe (quatre Ligue des champions, une coupe de l’UEFA et une Coupe des coupes) au compteur. Ce qui leur assure des revenus réguliers et confortables en termes de droits TV et de la part de l’UEFA, qui organise les compétitions européennes.

> Un stade qui rapporte, et dont le club estle propriétaire. L’Allianz Arena, ouverte en 2006, constitue un exemple pour de nombreux clubs comme l’Olympique lyonnais. La compagnie d’assurance, pour accoler son nom au stade selon la technique du naming, s’acquitte de 90 millions d’euros sur 15 ans (soit six millions par an).

A l’intérieur, tout a été pensé pour optimiser le rendement financier. Plus d’une centaine de loges VIP y sont installées, pour un prix allant de 100.000 à 300.000 euros. De plus, les supporters ne viennent pas simplement pour un match de football : tout est fait pour pouvoir passer une journée au stade. Avec ce que cela implique en termes de consommation de nourriture, bière, produits dérivés, etc...

> De nombreux partenaires pour qui lui assurent, au total, des revenus de 85 millions d’euros par an. Certains sont même actionnaires du club, comme Audi qui possède 9% (90 millions d’euros) du capital. Le Bayern Munich sait aussi être malin : le sponsor maillot à domicile (T-Mobile) n’est pas le même qu’à l’extérieur (Bwin). L’optimisation, symbole d’un club qui a pensé sa stratégie depuis des années.

Résultat : un chiffre d’affaires en constante hausse et des bénéfices quasiment chaque année (11 millions d’euros en 2012). A l’heure où la majorité des clubs dégraissent en vue du fair-play financier, le Bayern Munich semble avoir plusieurs longueurs d’avance sur ses rivaux.

Yann Duvert