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La présidente de l'Ina présente sa démission

Agnès Saal aurait dépensé pour 40.000 euros de frais taxis.

Agnès Saal aurait dépensé pour 40.000 euros de frais taxis. - Dominique Faget - AFP

Agnès Saal a remis sa démission à la demande de la ministre de la Culture Fleur Pellerin, ce mardi 28 avril. Une décision qui fait suite à la polémique autour des importants frais de taxi de la patronne de l'Ina.

Après la polémique, Agnès Saal prend ses responsabilités. La présidente de l'Ina a ainsi présenté sa démission à la demande de la ministre de la Culture Fleur Pellerin ce mardi 28 avril, selon son entourage.

Cette démission prend effet immédiatement, a-t-on précisé de même source, à l'issue d'une rencontre rue de Valois entre la ministre et la PDG de l'Institut national de l'audiovisuel.

Cette décision fait suite à la polémique issue de ses fais de taxis. Lundi, Le Figaro avait ainsi révélé qu'Agnès Saal avait accumulé pour plus de 40.000 euros de factures auprès de la société G7.

La présidente de l'Ina avait alors reconnu pour une partie de cette somme une "maladresse" dont elle "assumait la responsabilité". A la suite de ces révélations, Fleur Pellerin avait rappelé "son attachement très ferme à l'exemplarité des dirigeants des organismes publics qui sont sous sa tutelle".

Une proche d'Aurélie Filipetti

Agnès Saal avait été nommé patronne de l’Ina en avril 2014, battant une vingtaine de candidats, dont Audrey Azoulay (aujourd’hui conseillère culturelle de François Hollande) ou encore Laurent vallet (directeur général de l’Ifcic). Son successeur sera nommé par la ministre de la culture Fleur Pellerin. 

Enarque, Agnès Saal est étiquetée à gauche pour avoir été directrice adjointe de cabinets des deux ministres de la culture du gouvernement Jospin, Catherine Trautmann puis Catherine Tasca

Elle est également une proche d’Aurélie Filippetti, qui avait envisagé de la nommer successivement comme directrice de cabinet puis patronne du CNC (Centre national du cinéma). Elle avait finalement hérité de l’Ina, dont la présidence avait été libérée par la promotion de Mathieu Gallet à Radio France.

"Fini les séminaires dans les châteaux et les grands restaurants"

Elle avait publiquement critiqué le bilan de Mathieu Gallet, son prédécesseur, désormais à la tête de Radio France. 

Elle avait plus particulièrement égratigné son recours intensif aux consultants, ce que ce dernier avait peu apprécié. D’autant qu’elle s’était décrite en parangon de vertu : "en arrivant, j'ai prévenu les équipes que je suis janséniste, et que les séminaires dans les châteaux, les grands restaurants... ne sont pas mon truc", déclarait-elle le 9 octobre lors d’un déjeuner avec l’Association des journalistes médias .

J.H et J.M.