BFM Business

La F1 à l'heure de la réduction des coûts

Lewis Hamilton, lors d'une séance d'essais

Lewis Hamilton, lors d'une séance d'essais - Andrej Isakovic - AFP

Le top du départ du mythique Grand Prix de Monaco sera donné ce dimanche 24 mai. Dans les paddocks de la F1, les discussions s'activent pour tenter de mettre fin à l'envolée des coûts.

Ce dimanche 24 mai a lieu le Grand Prix de Monaco. L'un des tracés les plus exigeants du championnat de Formule 1, avec une multitude de virages particulièrement serrés. Mais derrière cette course mythique, se cachent les difficultés financières des écuries. Certaines peinent à boucler leurs budgets.

Pour avoir la meilleure voiture, les meilleurs techniciens et les meilleurs pilotes, les équipes sont en effet obligées de mettre sur le tapis des sommes importantes.

Mercedes, en tête du championnat, aurait ainsi dépensé 418 millions d'euros en 2014, selon Sportune qui cite les chiffres du BusinessbookGP2014. Un budget que les petites écuries n'arrivent plus à suivre. L'année dernière, deux d'entre elles, Marussia et Caterham, ont encore déposé le bilan.

Même difficulté pour les Grands Prix. Les responsables du Nürburgring, le circuit censé accueillir le Grand Prix d'Allemagne cette année, se sont désisté à la dernière minute en mars dernier, invoquant des "problèmes de temps et d'argent". C'est la première fois depuis 1960 que l'Allemagne est absente du calendrier… 

La France, elle, tente en vain depuis plusieurs années de monter un dossier pour faire venir un Grand Prix sur le territoire.

En face, il y a les nations qui ont les moyens: le Qatar vient d'obtenir l'organisation d'un Grand Prix, ce qui portera au nombre de trois les courses organisées dans les émirats avec Bahrein et Abu Dhabi.

Des annonces dans les prochaines semaines

Réduire les coûts est un enjeu qui est discuté depuis longtemps dans les paddocks. Mais les dirigeants semblent néanmoins vouloir appuyer sur l'accélérateur. Le 14 mai dernier, le Groupe stratégique de la F1, qui regroupe l'ensemble des instances dirigeantes de la discipline, s'est réuni pour trouver des solutions.

Mais cette fois des propositions concrètes sont à l'ordre du jour, comme fabriquer des moteurs moins chers, ou interdire les simulateurs de vitesse (pour tester les voitures) qui coûtent une fortune et pourrait être remplacés par des ordinateurs. Le grand argentier de la F1, Bernie Ecclestone, promet des annonces dans les prochaines semaines.

Pourquoi ne pas y croire? Qui aurait cru dans le football qu'un jour des règles financières auraient été imposées? C'est pourtant ce qui est en train de se produire avec la mise en place du fair play financier.

Dorothée Balsan, édité par J.M.