BFM Business

France Télévisions va supprimer 500 postes d'ici 2020

-

- - AFP

La direction du groupe a annoncé mercredi un plan d'économies sur les quatre prochaines années. Avec, à la clé, une importante réduction des effectifs.

France Télévisions s'apprête à subir un tour de vis. Le groupe a en effet annoncé mercredi prévoir un plan d'économies dans le cadre de son contrat d'objectifs et de moyens (COM) pour 2016-2020, qui passera par la suppression nette de 500 postes.

Ces suppressions de postes se traduiront par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux et "prennent en compte la pyramide des âges de l'entreprise et l'évolution de ses activités avec l'arrivée du numérique", a indiqué le groupe public.

"Cet arbitrage permet le retour à l'équilibre, tous les ans, du résultat d'exploitation et du résultat net de France Télévisions jusqu'en 2020. Il garantit l'équilibre social et financier de l'entreprise", selon le groupe. "La solution retenue passe par un plan d'économies structurel et de nouvelles ressources publiques ainsi que de nouvelles ressources commerciales notamment le parrainage", poursuit France Télévisions.

12,5% des effectifs en moins en huit ans

Les économies, qui "amèneraient au non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux", soit 500 non-remplacements sur 1.000 départs prévus, "prennent en compte la pyramide des âges de l'entreprise et l'évolution de ses activités avec l'arrivée du numérique". 

"Cet objectif de maîtrise des effectifs permettra néanmoins le recrutement d'environ 500 personnes sur les prochaines années", souligne le groupe. France Télévisions employait en 2015 environ 9.750 équivalents temps plein.

Selon la CGT, avec ce nouveau plan d'économies, ajouté à celui du précédent COM (2012-2015), la baisse d'effectifs dans le groupe entre 2012 et 2020 s'élèverait à 1.250 équivalents temps plein, soit 12,5% des effectifs. 

Ce projet de COM doit encore être approuvé en conseil d'administration, transmis au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et obtenir l'aval du Parlement.

Y.D. avec AFP