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France Televisions va se serrer la ceinture

Le PDG de France Télévisions Rémy Pflimlin présentant les programmes de rentrée mardi 28 août 2012

Le PDG de France Télévisions Rémy Pflimlin présentant les programmes de rentrée mardi 28 août 2012 - -

Les chaînes publiques examinent différentes pistes d'économies pour cette année, à la fois sur leurs programmes, mais aussi sur leurs effectifs. Mais aucun accord n'a encore été trouvé avec l'Etat.

Un conseil d'administration de France Télévisions s'est tenu, vendredi 22 mars. A son issue, la direction a envoyé un message succint. Elle y annonce des mesures d'économie qui "se traduiront dans les prochaines semaines par la renégociation ou l’arrêt de nombreux contrats, concernant les programmes ainsi que d’autres dépenses".

Dans ce message, la direction prévient aussi qu'un "plan de départs volontaires" sera présenté en avril au comité central d'entreprise. Aucun chiffre n'est donné, mais Le Figaro a évoqué 600 à 800 départs.

Protestations en vue

Ces économies sont rendues nécessaires par la réduction du budget apporté par l'Etat et la chute des recettes publicitaires. La direction a déjà chiffré le manque à gagner: 325 millions d'euros d'ici 2015, dont 200 millions d'euros de crédits publics rabotés, et 90 millions d'euros de publicité en moins.

La question est maintenant de savoir si ce manque à gagner doit être compensé partiellement ou totalement par autant d'économies. Vendredi, la direction a présenté plusieurs scénarii à l'Etat actionnaire, mais sans qu'une décision finale soit prise.

En tous cas, les dépenses dans l'achat de programmes de création (fiction, documentaires...) devraient fortement diminuer, tombant entre 365 et 380 millions d'euros, contre 420 millions en 2012. Selon Le Monde, les chaînes publiques "pourraient aussi ne pas renouveller" le contrat de diffusion de Roland Garros.

Autant de pistes qui devraient susciter de vives protestations de la part des producteurs qui fournissent actuellement ces programmes aux chaînes publiques.

Toutefois, pour retrouver un peu d'oxygène, la direction a, à nouveau, plaidé pour un retour partiel de la publicité en soirée. Reste à convaincre le gouvernement...

Jamal Henni