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Comment Wikipedia finance depuis 15 ans son encyclopédie gratuite

L'encyclopédie en ligne Wikipedia fête ses 15 ans ce mercredi.

L'encyclopédie en ligne Wikipedia fête ses 15 ans ce mercredi. - Lionnel Bonaventure - AFP

L'encyclopédie en ligne, premier site non-commercial du web, offre aux internautes un accès gratuit au savoir. Même si ses "auteurs" ne sont pas pas rémunérés, Wikipedia a besoin d'argent pour assurer sa pérennité. Et pourtant, il n'est toujours pas question d'en passer par la pub.

C'est le 15 janvier 2001 que les internautes ont découvert Wikipedia. Une encyclopédie participative qui a révolutionné l'économie du savoir et qui a mis à mal les éditeurs d'encyclopédies classiques.

Avec ses 500 millions de visiteurs uniques par mois et ses 250 éditions linguistiques, Wikipedia est aujourd'hui plus qu'un site parmi d'autres. L'un des premiers réflexes d'un internaute en quête d'information sur une personnalité, une entreprise ou un fait historique est d'aller chercher ce qu'en disent tous ceux qui alimentent cette encyclopédie participative. Wikipedia n'est pas seulement aujourd'hui le premier site non commercial du web, il est aussi l'une des plus grandes bases de données du monde.

Mais derrière cet accès gratuit au savoir, la machinerie coûte cher. Très cher même. Il faut en effet payer les serveurs, développer le logiciel MadiaWiki (qui fait fonctionner Wikipedia) ou encore accorder des bourses aux projets soumis par les différents pays. Les contributeurs, eux, ne sont pas payés.

Google et Microsoft aident Wikipedia

Résultat, depuis quelques années, apparaissent plusieurs fois par an des bannières destinées à nous rappeler que le site ne vit que grâce à la générosité de ses donateurs. Et que si chacun d'entre eux donnait 1 euro, la levée de fond serait réalisée en seulement quelques heures.

Il faut croire que ça marche. En 2014, la fondation Wikipedia (basée aux États-Unis) avait récolté 47 millions d'euros à travers le monde. Une somme obtenue notamment grâce à l'aide de fondations privées comme Google ou Microsoft. La France avait pu bénéficier d'un budget de 1,1 million.

David Dauba, édité par N.G.