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Comment ce fabricant de rouges à lèvres a séduit la Station F

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- - Lookcatalog - CC

La Bouche Rouge se lance dans la confection de rouges à lèvres écolos et uniques avec des procédés technologiques inédits. Un profil qui lui a permis de devenir la première start-up du secteur cosmétique à entrer à la Station F.

La Bouche Rouge, dont les rouges à lèvres personnalisés, éthiques, rechargeables seront commercialisés en janvier, est bien partie pour révolutionner le monde de la cosmétologie.

L'entreprise, fondée en janvier par Nicolas Gerlier (ex-Lancôme et Armani chez L'Oréal Luxe), vient d'être accueillie par la station F. Au même moment, L'Oréal annonce justement y ouvrir un accélérateur de start-up.

Que vient faire un fabricant de maquillage au milieu des start-up de l'incubateur de Xavier Niel? La Bouche Rouge est hyper technologique. Dans sa manière de produire pour commencer. La société a mis au point un procédé industriel breveté qui lui permet de fabriquer en toutes petites séries des formules au microgramme.

La teinte exacte de l'objet sur la photo

La méthode, empruntée au secteur de la pharmacie, sert actuellement à confectionner des rouges à lèvres. Mais demain, elle pourra être déclinée pour fabriquer à l'unité des crèmes, des fonds de teint, des parfums. Le tout dans un secteur du maquillage aux appétissantes perspectives de croissance, à voir le succès des cosmétiques Kylie Jenner: près d'un demi-milliard de ventes en 18 petits mois d'existence.

La technologie de La Bouche Rouge permet par ailleurs de proposer des couleurs très spécifiques grâce à un "dosage de pigment d'une précision inédite", explique le fondateur au Figaro Madame. En parallèle, La Bouche Rouge a développé une application et un site internet via lesquels les clientes envoient une photo d'un objet ou d'un paysage -un manteau, un tableau, un coucher de soleil- pour obtenir un rouge à lèvres de cette exacte teinte. Elles le reçoivent trois jours plus tard, numéroté et étiqueté à leur nom.

La start-up innove encore pour mettre le secteur de la cosmétique, "l'un des plus polluants de l'industrie", au diapason des attentes de consommateurs devenus "responsables". "Les gens de ma génération ne veulent plus consommer comme leurs aînés: ils refusent le gâchis et réclament du sens", note Nicolas Gerlier. La Bouche Rouge va ainsi vendre des étuis rechargeables, conçus pour durer toute une vie, en France, sans plastique, revêtus d'un cuir traité par l'une des plus vieilles tanneries de l'Hexagone. Et la composition de ses rouges est garantie sans perturbateurs endocriniens.

N.G.