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Ces hôteliers qui veulent sortir des sites de réservations

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Les centrales de réservation en ligne prennent des commissions trop élevées pour les hôteliers. Le syndicats des hôteliers demandent un effort de la part des centrales.

En cette période de vacances, vous séjournez peut être dans un hôtel que vous avez réservé par internet. Booking, expedia et autres sont des centrales de réservation en ligne, des intermédiaires entre clients et hôtel. Pour ce service, ils prennent une commission souvent élevée aux hôteliers.

L’Unih, l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, a saisi à ce sujet l’autorité de la concurrence. Elle dénonce des pratiques anticoncurrentielles : les clauses des contrats imposées sont parfois drastiques.

Pour leurs nuits d’hôtel, 30% des Français passent par les centrales de réservation en ligne. Elles sont donc indispensables pour les hôteliers qui n’arrivent pas forcément à remplir leurs établissements. Mais ils sont obligés d’accepter d’amputer de plus en plus leur chiffre d’affaires à cause des commissions exigées.

Bonne visibilité

En plus des fortes commissions, les sites de réservation fixent le prix des chambres. Les clients ne payent donc pas moins cher en passant par eux.

Mais encore faut-il que l’hôtel ait une bonne visibilité. Les centrales de réservation peuvent acheter le nom des établissements pour apparaître en premier dans les moteurs de recherches.

Le syndicat de l’hôtellerie demande donc un effort aux centrales : que les commissions cessent d’augmenter et qu’elles soient indexées sur le prix hors taxe des chambres. Toute augmentation de la TVA entraînant une hausse automatique de la commission. Il milite par ailleurs pour les réservations en direct comme sur fairbooking.

Caroline Boisson et Vincent Deby