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Les hôtels parisiens ont toujours la faveur des touristes

À mi-saison, le chiffre d'affaires des hôtels par chambre disponible est en hausse dans la Capitale de 6,9%.

À mi-saison, le chiffre d'affaires des hôtels par chambre disponible est en hausse dans la Capitale de 6,9%. - -

Selon le cabinet MKG Hospitality, les hôtels de la Capitale ont enregistré de bonnes performances pour cette première moitié de la saison estivale. Le constat est plus mitigé dans le reste de la France.

La dynamique est positive pour le secteur touristique à parisien. Selon le cabinet de conseil MKG Hospitality, dans le secteur de l'hôtellerie, le chiffre d’affaires par chambre disponible est en hausse de 6,9% à Paris pour cette première moitié de la saison estivale. Mais il recule de 0,6% dans les autres régions françaises.

Le constat est le même s’agissant de la fréquentation. Les niveaux d'occupation dans l'hôtellerie parisienne dépassent les 91%. Des résultats boostés notamment par les touristes américains et asiatiques.

"Paris bénéficie d’un important volume de clientèle dans le très haut de gamme", explique Vanguélis Panayotis, le directeur du développement chez MKG Hospitality, sur notre antenne lors de l'émission Good Morning Business. Et sur ce positionnement, la conjoncture internationale est favorable à la Capitale: "On observe que la croissance des personnes très riches, ou au pouvoir d’achat très élevé, est plus rapide que celle du PIB mondial", précise-t-il.

Fréquentation en baisse sur les côtes françaises

En revanche, sur les côtes françaises, le bilan est plus mitigé. Le taux d'occupation des hôtels, sur la période allant du 1er au 24 juillet, a même tendance à reculer par rapport à l’année dernière. La baisse est de 1% sur le littoral breton et de 2,1% sur la Côte-d'Azur. La fréquentation reste stable en Languedoc-Roussillon et progresse légèrement de 0,4% en Aquitaine.

En réalité, seule la côte de la Manche tire véritablement son épingle du jeu. La hausse de la fréquentation des hôtels y atteint 3,1%. La région bénéficie des retombées des jeux Olympiques de Londres. "Certaines délégations ont utilisé des villes comme Calais ou Dunkerque comme base arrière des JO de Londres", observe Vanguélis Panayotis.

Plus étonnant, Paris a bénéficié aussi de l'attrait suscité par l’événement sportif. "La clientèle très long-courrier, qui vient par exemple du Brésil ou d’Asie, en profite souvent pour faire un petit tour en Europe et passe éventuellement par Paris", souligne Vanguélis Panayotis. Un maigre lot de consolation pour Paris qui, rappelons-le, n’avait pas eu les faveurs du comité olympique pour organiser les Jeux de 2012. 

Un bilan "atypique"

Pour MKG Hospitality, ce premier bilan de la mi-saison n'a rien d'habituel. Trois phénomènes sont en cause:

Cet été, la France doit faire face à une concurrence très forte de la part de ses proches voisins. Mis à part les jeux Olympiques de Londres au Nord, le tourisme français est confronté à la politique de reconquête des opérateurs pour les destinations du Maghreb après l’apaisement des "révolutions arabes".

Le secteur est marqué par la baisse du pouvoir d’achat des vacanciers qui privilégient, en conséquence, des départs à la dernière minute à moindre coût.

Enfin, la météo particulièrement mauvaise pousse les touristes à reporter leurs congés, à la fin juillet et au mois d'août.

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