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Burberry inquiète le secteur du luxe

Le marché chinois est capital pour Burberry, dont l'activité a encore baissé en juillet.

Le marché chinois est capital pour Burberry, dont l'activité a encore baissé en juillet. - -

Burberry a abaissé de nouveau ses prévisions ce mardi 11 septembre en raison d'un ralentissement de ses ventes au cours des dernières semaines. Son activité en Europe se dégrade, mais c'est surtout le ralentissement en Asie qui inquiète.

La marque de luxe britannique Burberry vient de lancer un avertissement sur résultats. Ce n’est pas la première fois que le titre inquiète. En juillet, le groupe avait déjà annoncé une baisse de son activité.

Le problème de Burberry réside dans la dynamique de la marque, dans son ensemble, qui se dégrade depuis plusieurs mois. En cause notamment les deux points faibles du groupe: Burberry est principalement présent sur le textile, des produits à plus faible marge que la maroquinerie et la joaillerie ; mais surtout son nombre de points de vente est trop faible par rapport à ceux des autres acteurs du secteur.

Jusqu'à présent, le luxe était épargné

Ce n'est pas la première fois que Burberry montre des signes de faiblesse. Cet été l'enseigne avait déjà revu ses prévisions à la baisse, ce qui avait temporairement touché les autres valeurs du luxe. Une fausse alerte à l'époque. Mais aujourd'hui, la question se pose encore: la mauvaise posture de Burberry présage-t-elle un ralentissement de tout le secteur? Avec, comme principale inquiétude, la Chine.

La "principale inquiétude" émanant de l'annonce de Burberry est le fait que le groupe ait profité ces dernières années "de la croissance toujours plus forte de la classe moyenne en Asie et en particulier en Chine", note Simon Denham de Capital Spreads. Et si cela devait "signaler un affaiblissement de la consommation chinoise (...) les implications pour nous tous pourraient être plus importantes que beaucoup ne le pensent", a-t-il prévenu.

Conséquence, le titre Burberry décroche aujourd'hui sur les marchés, entraînant dans sa chute d'autres valeurs du luxe comme PPR et LVMH.

Isabelle Gollentz