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Aulas: "Il y a d'autres vecteurs que l'argent pour motiver les joueurs"

Jean-Michel Aulas, le président du club de football l'Olympique Lyonnais, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 10 mars.

Jean-Michel Aulas, le président du club de football l'Olympique Lyonnais, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 10 mars. - BFM Business

Le président de l'Olympique Lyonnais a évoqué sur BFM Business ce 10 mars son équipe de football mais aussi son entreprise, Cegid, qui se porte comme un charme.

Jean-Michel Aulas est le président du club de football l'Olympique Lyonnais. On le sait moins, mais il est aussi président fondateur de Cegid, le premier éditeur français de logiciels de gestion. Sur BFM Business ce 10 mars, c'est d'abord ce sujet qu'il a abordé: son entreprise, qui compte 2.000 collaborateurs, 28 implantations en France, 13 filiales dans le monde et opère dans 71 pays.

Jusqu'ici spécialisée dans les logiciels, elle est en train de "transformer son activité traditionnelle de software pour se diriger vers le cloud computing". Une activité sur laquelle l'entreprise devient un leader européen. "Il s'agit de donner à tout le monde la possibilité d'exploiter un certain nombre de données sans avoir à investir de manière systématique, comme cela était le cas auparavant", explique-t-il.

Twitter, la communication et le football

Un schéma qui fonctionne: 2014 "est la meilleure année historique de Cegid depuis sa création, depuis 30 ans", s'est-il enthousiasmé. Le président de l'Olympique lyonnais assure passer "à peu près la moitié de son temps sur Cegid, et l'autre moitié dans des activités diversifiées"

Le reste du temps, il compte sur son directeur général dévoué, Patrick Bertrand. Celui-ci, par ailleurs ancien patron du conseil général du numérique, lui a récemment demandé d'arrêter de tweeter. Il faut dire que le président du club de foot lyonnais est un twitto productif, adepte du clash, que ce soit avec nos confrères de RMC ou de Canal. 

Twitter est "un moyen moderne de communication, plus ou moins apprécié selon l'âge des gens l'utilisent. Lorsque vous avez la capacité de vous adresser à des centaines de milliers de gens directement, c'est quelque chose de très moderne en termes de communication. Or le football est une activité de communication", souligne le président de l'OL.

Associer les joueurs au projet économique

Sur le réseau social, l'homme formule ses fréquents coups de gueule. Et un sujet l'irrite régulièrement: les flots de cash déversés dans le football. Sur les 250.000 euros de primes que vont toucher les joueurs du PSG si jamais ils l'emportent face à Chelsea en Ligue des Champions, le président de l'OL estime par exemple que "c'est excessif. Je ne sais plus qui disait que tout ce qui est excessif est dérisoire. Il est vrai qu'il faut que le football garde raison dans certaines dimensions. Or là, c'est beaucoup beaucoup d'argent, surtout par rapport à d'autres". Il se dit ainsi "presque choqué", et estime qu'il y a "d'autres manières de motiver les joueurs. L'argent n'est pas le seul vecteur, même s'il est l'un d'eux". 

Quand bien même ses moyens sont bien moindres, Lyon est pour l'instant la première équipe du championnat français. Le secret de la réussite, pour son président, c'est là-encore "une question d'appropriation du projet. A Lyon, il consiste en un développement économique autour d'un stade, d'une formation, et du développement du football masculin et féminin", souligne-t-il, rappelant que les filles aussi sont premières de leur championnat.

N.G.