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Agnès Saal: "Je suis devenue un symbole"

Agnès Saal, alors directrice de l'Ina.

Agnès Saal, alors directrice de l'Ina. - Dominique Faget - AFP

L’ex-présidente de l’Ina, exclue de la fonction publique pour six mois, est revenue sur le scandale provoqué par la révélation de ses frais de taxi. Une "faute" qu’elle dit aujourd’hui regretter "à un point infini".

"Je suis devenue un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics".

Après huit mois de silence médiatique, Agnès Saal a décidé, dans un entretien au Monde, d’évoquer la polémique autour de ses frais de taxi. Un scandale qui a valu à l’ancienne directrice de l’Ina, outre le remboursement de plus de 20.000 euros, une suspension de la fonction publique pour deux ans, dont six mois ferme.

À l’heure des regrets, cette dernière dit "comprendre l’indignation face à un montant qui, donné comme ça, peut paraître exorbitant (40.000 euros, ndlr)". Et affirme qu’elle ne contestera pas la sanction qui lui a été infligée: "Je sers l’État depuis trente-deux ans et, à ce titre, je respecte la décision des autorités qui l’incarnent".

"J’y pense jour et nuit depuis huit mois"

Si elle se défend de vouloir "trouver des circonstances atténuantes", Agnès Saal déplore tout de même l’absence de "définition précise ni cadrage préalable des conditions dans lesquelles" elle a pu utiliser son abonnement de taxi. L’ancienne dirigeante reconnaît néanmoins une "faute" commise lorsqu’elle a transmis les codes de cet abonnement à son fils.

"J’ai eu le réflexe de laisser ce code à mon fils en cas d’urgence. Et j’ai commis l’erreur de ne vérifier à aucun moment la manière dont ce code était utilisé". "J’assume cette faute, je la regrette à un point infini, j’y pense jour et nuit depuis huit mois", ajoute-t-elle.

Y.D.