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A la télé, la "french touch" peine à s'exporter

La productrice Lydia Kali tente de vendre le concept de "Paris dernière" à l'étranger lors de sa présentation au MipTV. Ici, une proposition de version à New York.

La productrice Lydia Kali tente de vendre le concept de "Paris dernière" à l'étranger lors de sa présentation au MipTV. Ici, une proposition de version à New York. - EdithParis

Au Mip TV de Cannes, qui s'achève ce jeudi, les producteurs de télé français tentent de séduire les marchés internationaux avec leur programme. Mais les formats français n'ont pas la cote.

Le Mip TV, le grand rendez-vous mondial des professionnels de la télévision, se termine ce 16 avril à Cannes. En ce dernier jour, les producteurs français viennent présenter leur concept d'émissions de télé, pour tenter de les exporter à l'étranger.

Le marché international, tous les producteurs de télévision l'ont en tête. Un moyen de rentabiliser une émission de télé dont la conception coûte de l'argent, beaucoup d'argent. Après des mois de travail, huit projets sur dix restent dans les cartons.

Leatitia Lamic, directrice de la boîte de production Coyote, présentait ce jeudi aux acheteurs du monde entier sa nouvelle idée, un jeu baptisé "Le contenair". Un concept spécialement conçu pour le marché international.

"Le jeu télévisé est un des formats parmi les plus universels. Pendant que nous développions ce concept, nous avions en tête le marché international et la façon dont ce jeu pouvait s'exporter et séduire d'autres publics", explique Leatitia Lamic.

Malgré tout, les ventes de concept français à l'étranger sont rares. Elles rapportent 20 millions d’euros environ chaque année. Autant dire une goutte d'eau, dans un marché mondial qui pèse quelque 2 milliards d'euros. 

"Il est très difficile pour les producteurs français d'émerger sur ce marché international parce que d'autres marchés connus pour être très créatifs, comme Israël ou la Turquie, sans parler bien sûr des Etats-Unis et de la Grande Bretagne", souligne Lydia Kali, qui dirige la société de distribution EdithParis.

Pour autant, ajoute-t-elle, "tous ceux-là proposent des formats qui se ressemblent. C'est pourquoi je pense qu'il y a une vraie brèche pour les formats français dans les pays étrangers. Une brèche car en matière de programme, il existerait aussi une French Touch, selon Lydia Kali. Son pari aujourd’hui: exporter "Paris Dernière", la fameuse émission de déambulation nocturne dans la capitale. Une émission qui pourrait bientôt avoir sa version new-yorkaise, berlinoise ou hongkongaise. 

Simon Tenenbaum et William Faivre, édité par N.G.