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Le secteur immobilier ébranlé par la crise

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Les prix augmentent mais les appartements ne trouvent pas acquéreur. Le marché tourne au ralenti. Reportage dans le 12ème arrondissement de Paris.

Dans une période où la ministre du Logement Cécile Duflot ouvre le dossier de l'immobilier, développant des propositions pour soutenir le logement en France, le marché est "à un point de rupture" selon le baromètre réalisé par le réseau Orpi. Avec une perte de 20% du volume des ventes au premier semestre 2012, le secteur est atone. Les appartements ne se vendent pas et les prix stagnent. BFMTV a évalué sur le terrain la réalité du marché dans le 12ème arrondissement de Paris.

Les biens se vendent deux fois moins vite que l’an passé. Il faut parfois plusieurs mois pour trouver un acquéreur. Pourtant, les prix sont loin de chuter en région parisienne. Au contraire. Ils ont augmenté de 2,5% en intramuros et de 1,9% en Ile-de-France. L'immobilier parisien fait exception sur le plan national, il résiste plutôt bien à la crise par rapport aux autres grandes villes. En province, les prix de l’ancien ont diminué de 0,8%.

Des transactions de plus en plus longues

A Paris, un trois pièces dans le 12ème arrondissement peut s'élever à 465.000 euros. Une propriétaire souhaite vendre son appartement pour en acheter un plus grand. Même si elle bénéficie d’un apport personnel, elle reste prudente.

Le prix du mètre carré à Paris frôle les 8.500 euros et l’offre est faible. Les acheteurs sont frileux en raison de la hausse du chômage. Ils pensent que le temps peut jouer en leur faveur. De leur côté, les propriétaires, gourmands, ne lâchent rien. Résultat : le marché tourne au ralenti avec des transactions de plus en plus longues à finaliser. Les acteurs de l'immobilier, désorientés, attendent les nouveaux textes fiscaux.

Amélie Pateyron et Julien Migaud-Muller