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Immobilier: "Paris est devenue le lingot d'or de la pierre"

Pour Laurent Vimont l'ancien n'a pas besoin d'un nouveau PTZ

Pour Laurent Vimont l'ancien n'a pas besoin d'un nouveau PTZ - -

Laurent Vimont, patron du réseau d’agences immobilières Century21, était l’invité de BFM Business ce mardi 2 octobre. Il est notamment revenu sur la résilience des prix de l’immobilier dans l'ancien qui connaissent une baisse modérée quand les transactions chutent de façon importante.

La valeur de la pierre ne veut pas diminuer. Selon les chiffres du troisième trimestre communiqué par le réseau immobilier Century 21, les prix n’ont baissé que de 1,7% dans l’ancien quand les transactions ont dévissé de 15% sur un an.

"Les prix de l’immobilier résistent", note simplement Laurent Vimont, patron du réseau et invité dans l’émission Good Morning Business de BFM Business. Cette faible correction des prix, le président du réseau, explique qu’ils sont dus à un "un déséquilibre entre l’offre et la demande. Il y a simplement plus de gens qui achètent que de gens qui vendent". Il ajoute "que le marché de la vente n’est pas un marché où l’on décide subitement. Il s’agit de gens qui divorcent ou déménagent".

Laurent Vimont indique également qu’il n’y a pas un mais plusieurs marchés. Ainsi certaines zones telles que l’Alsace ou le Nord de la France ont connu une baisse des prix. A l’inverse, Paris est devenue "le lingot d’or de la pierre", car les investisseurs "sont sûrs d’y faire une plus-value dans 10 ans". Il appelle également à la construction de logements: en 2011, il y a eu 48 000 transactions pour 800 logements neufs à Paris!

Non à un nouveau prêt à taux zéro

Enfin, il explique qu’un nouveau prêt à taux zéro, envisagé par Cécile Duflot, n’est pas souhaitable dans l’ancien car il "n’était auparavant nécessaire que pour 20% des ménages concernés". Pour lui "ce dispositif a pesé sur le marché et, une fois retiré, il a exclu les primo-accédants, car les prix sont remontés trop vite". Il conseillerait plutôt de diminuer les frais d’enregistrement de moitié pour les primo-accédants.

Julien Marion