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Immobilier: les professionnels inquiets de la taxation accrue des plus-values

Les professionnels de l'immobilier constatent une contraction de 20% des transactions dans l'ancien

Les professionnels de l'immobilier constatent une contraction de 20% des transactions dans l'ancien - -

L’augmentation de la taxe sur les plus-values des résidences non principales est largement commentée au congrès de la Fnaim qui a démarré ce lundi 12 décembre. Les agents craignent qu’elle renforce la contraction du marché.

Les députés ont voté le texte le 7 décembre: la taxation sur les plus-values va être étendue aux résidences non-principales, en particulier les résidences secondaires. Dans un contexte de baisse générale des ventes, cette annonce inquiète les agents immobiliers réunis au congrès de la Fnaim les 10 et 11 décembre 2012.

Les professionnels de l’immobilier constatent que depuis le début de l’année, les transactions dans l’ancien ont reculé de 20%, ce qui a selon eux occasionné la perte de 10 000 emplois dans le secteur.

Cécile Duflot venue défendre la surtaxe des plus-values

Le président de la Fédération nationale de l'immobilier s’inquiète ainsi que la décision du gouvernement n’est pour conséquence de "geler encore plus le marché car les gens ne savent plus où ils en sont avec toutes les annonces de réformes fiscales".

Les parlementaires ont voté vendredi en faveur d’un amendement qui prévoit de taxer plus fortement les plus-values réalisées à la vente des résidences hors-principale. Taxées à 19% jusqu’à maintenant, elles le seront à 21% à partir de 50 000 euros, de 22% dès 100 000 euros et de 25% au-delà de 250 000 euros.

Des abattements devraient être appliqués en fonction de la durée de détention, et une exonération totale est prévue après 30 ans de détention.

Invitée à l’ouverture du congrès, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a défendu cette mesure. Elle assure qu’elle ne constituait pas une "spoliation", mais qu’elle répare "une injustice" en ce que les plus-values immobilières constituent selon elle "l'un des facteurs essentiels, peut-être même le premier, de l'explosion des inégalités de patrimoines entre les ménages modestes et les plus fortunés".

Nina Godart et avec AFP