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Immobilier: les prix se tassent à Paris

En octobre, les prix des logements ont reculé de 0,1% à Paris

En octobre, les prix des logements ont reculé de 0,1% à Paris - Kenzo tribouillard-AFP

Pour le troisième mois consécutif, les prix des logements à Paris sont restés stables, d'après MeilleursAgents.com. Le courtier explique que les acheteurs sont désormais convaincus que les taux resteront encore bas longtemps.

Le dernier baromètre de MeilleursAgents.com montre que les prix des logements dans la capitale ont reculé de 0,1% en octobre par rapport à ceux observés un an plus tôt. Une stagnation qui commence à durer puisqu'en septembre les prix moyens n'avaient progressé que de 0,1% tandis qu'ils avaient baissé de 0,1% en août.

Le courtier immobilier explique que "les acheteurs ont décidé de prendre leur temps. Convaincus, à juste titre, que les taux d’intérêt resteront bas, les ménages à la recherche d’un logement préfèrent attendre que se précipiter". Autre facteur avancé par MeilleursAgents, la fiscalité qui freinerait certains acheteurs.

"Les incertitudes pesant sur l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), l’encadrement des loyers à Paris et Lille et les dispositifs d’incitation fiscaux les encouragent à reporter leurs achats voire à s’intéresser à d’autres classes d’actifs". Depuis le début de l'année, les prix des logements à Paris connaissent tout de même une hausse de 5,8% (+7,4% sur un an glissant).

Les prix à Bordeaux ne s'arrêtent plus de monter

En province et notamment à Bordeaux, la dynamique des prix reste en revanche haussière. La capitale de la Gironde a vu ses prix grimper de 1,4% en octobre, portant sa hausse depuis le début de l'année à 14,7%. Ainsi, le prix moyen du m² dans l’ancien atteint les 3600 euros et peut même atteindre 5400 euros sur certaines transactions.

"Cette inflation galopante est indiscutablement due à des investisseurs très actifs qui, à eux seuls, génèrent 35% des nouvelles acquisitions", explique MeilleursAgents.com. Mais "contrairement à certains fantasmes de plus en plus répandus et souvent amplifiés, ces investisseurs ne sont que très minoritairement des Parisiens attirés par de bonnes affaires bordelaises. La réalité est plus simple: la ville et sa région sont attractives depuis de nombreuses années", souligne le courtier.

Une situation dont doit se méfier la localité car elle commence "à poser des problèmes d’accès au logement à cause de prix d’achat ou de location trop souvent décorrélés du pouvoir d’achat réel des ménages". En effet, à ces prix, avec les salaires locaux, un ménage moyen de 2,5 personnes peut à peine s’offrir 37 m² contre 51 m² à Toulouse.

S.B.