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Immobilier : 5 000 suppressions de postes en 2012

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En raison d'une forte chute des ventes de logements anciens, les agences immobilières devraient supprimer 5 000 postes cette année. Ce sont principalement les petites agences et les agents commerciaux qui devraient être touchés.

Le secteur des agences immobilières devrait supprimer 5 000 emplois en France au cours de l'année 2012, en raison de la baisse de 20% des transactions de logements anciens, selon les professionnels. Déjà 350 cessations d'activités d'agences ont eu lieu au cours du premier semestre, soit une augmentation de 15% par rapport aux six premiers mois de 2011, indique la Fnaim.
Il existe environ 35 000 agences en France qui emploient au total 200 000 personnes sans compter les 50 000 agents commerciaux qui ne sont pas des salariés et sont payés principalement à la commission. « Les agents commerciaux servent de variable d'ajustement et sont totalement invisibles dans les statistiques de pertes d'emploi », indique Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du management des services immobiliers (Imsi).

« Les petites agences souffrent le plus »

Pour Frédéric Monssu, directeur général du groupe Guy Hoquet, « ce sont les petites agences indépendantes qui souffrent le plus ». Ce réseau de 486 franchisés a en effet enregistré, au cours du premier semestre, une baisse de seulement 8% de son chiffre d'affaires pour une diminution de 5% de son nombre de transactions par rapport à la période faste du premier semestre 2012. Le solde net d'agences ouvertes (22) et fermées (29) s'élève à -7.
Même constat chez Century 21 (900 agences) avec un recul du nombre de transactions de 11% pendant les sept premiers mois de 2011 par rapport à la même période.

Pratiquement pas de baisse des prix

 Pour autant, les prix de ventes n'enregistrent pratiquement pas de baisse car la pénurie d'habitations persiste. « Les particuliers qui vendent ne veulent pas, sauf exception, baisser leurs prix », explique Frédéric Monssu. Mais « cela commence à bouger depuis le début du mois d'août », ajoute-t-il. Ainsi les prix enregistrés chez Guy Hoquet sont stables à Paris mais accusent une baisse de 2,5% à 5% dans les grandes agglomérations et de 5% à 10% dans les villes de moins de 20 000 habitants.
Pour réagir à la morosité du marché, les réseaux d'agences s'organisent. « Si nous ne vendons pas le bien en 3 mois, nous baissons nos honoraires (4,3% du prix de vente en moyenne) de 10% tous les mois. De plus, si le prix de vente final est supérieur à 10% de l'estimation, nous faisons cadeau d'une partie de notre commission », indique Frédéric Monssu.
Laurent Vimont, président de Century 21, indique de son côté qu'il déploie « un vaste plan de formation portant, entre autres, sur les méthodes d'estimation du prix d'un logement afin que celui-ci se vende rapidement et de façon satisfaisante tant pour le vendeur que pour l'acquéreur ».
« Malgré cela, il n'y a aucune raison que l'année 2013 soit meilleure que 2012 », affirme Frédéric Monssu.

La Rédaction avec AFP