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Boycotté par Paris, Lafarge répond

Lafarge se défend de vouloir participer à la construction du mur de Donald Trump.

Lafarge se défend de vouloir participer à la construction du mur de Donald Trump. - Thomas Samson - AFP

Alors que le Conseil de Paris a décidé de se passer de ses services dans le cadre de Paris Plages, le groupe français a de nouveau indiqué à BFM Business qu'il ne participerait pas à la construction du mur de Donald Trump.

La Ville de Paris, qui a décidé mercredi de se passer des services de Lafarge pour la mise en place de Paris Plages, en a profité pour dénoncer l'attitude du groupe français vis-à-vis de la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique. 

"Nous nous passerons de leur prestation", a ainsi indiqué devant le Conseil de Paris, Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, avant qu'un vote n'entérine cette décision.

Le Conseil de Paris, déjà interpellé en septembre dernier par Danielle Simonnet (Parti de Gauche) sur le groupe franco-suisse accusé d'avoir indirectement financé le groupe Etat islamique en Syrie, avait cette fois-ci été sollicité par le groupe écologiste. Son président David Belliard a ainsi demandé l'arrêt du partenariat avec cette "entreprise infréquentable".

"Projet néfaste"

Bruno Julliard a lui rappelé les "engagements éthiques que les Parisiens sont en droit d'attendre de la part de la Ville". La mairie de Paris avait déjà interpellé le gouvernement sur ces accusations et, "circonstance aggravante, Lafarge s'est déclaré volontaire pour collaborer au projet néfaste du mur", a-t-il poursuivi. 

Interrogé par BFM Business, Lafarge a de son côté précisé que "la livraison du sable s'effectuait jusqu'à présent dans le cadre d'un mécénat". Avant d'indiquer de nouveau que l'entreprise ne participerait pas à la construction du mur controversé. "Nous n'avons proposé notre ciment à aucune entreprise locale, et aucune entreprise ne nous a contacté", indique-t-on au sein du groupe. 

Y.D. avec AFP