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Bruno Le Maire voit Belfort en "territoire pilote" du développement de l'hydrogène

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'un déplacement à Rome le 19 mars 2021

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'un déplacement à Rome le 19 mars 2021 - ANDREAS SOLARO © 2019 AFP

Le ministre de l'Economie mise sur l'implantation de l'entreprise McPhy à Belfort pour faire de la ville un "territoire pilote" de développement de l'hydrogène.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a "bon espoir" que l'entreprise McPhy s'implante à Belfort et participe à transformer la ville en "territoire pilote" de développement de l'hydrogène, a-t-il déclaré à L'Est Républicain.

Dans cette interview publiée lundi en ligne, Bruno Le Maire espère que cette entreprise française spécialisée dans la production et le stockage d'hydrogène choisira "dans les mois à venir Belfort pour implanter son usine d'électrolyseurs".

Elle pourrait créer 300 emplois dans un premier temps et jusqu'à 750 d'ici 2030", relève-t-il, y voyant "pour Belfort et tout son territoire, une garantie majeure d'être pilote en matière de développement de l'activité hydrogène en France". Mi-mars, a-t-il souligné, le "comité Maugis" a décidé de soutenir l'entreprise McPhy à hauteur de 10 millions d'euros si celle-ci décidait de s'implanter à Belfort.

7 milliards d'euros investis dans l'hydrogène

Ce "fonds Maugis", destiné à financer la réindustrialisation et la diversification du nord-Franche-Comté, est alimenté par la pénalité de 50 millions d'euros versée par General Electric (GE) pour n'avoir pas créé 1000 emplois comme promis lors du rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015.

"L'hydrogène est pour Belfort une des activités les plus prometteuses pour les décennies à venir", selon le ministre, qui rappelle que le gouvernement a "fait le choix de l'hydrogène" en investissant "sept milliards d'euros sur cette énergie avec deux milliards d'euros qui seront décaissés d'ici 2022".

Le ministre de l'Economie souhaite que "GE investisse dans l'hydrogène" pour "développer l'activité industrielle sur le site de Belfort et donc rassurer les salariés", alors que plusieurs plans sociaux sont en cours au sein de différentes unités du groupe américain. Pour l'heure, déplore-t-il, "le compte n'y est pas encore".

P.L. avec AFP