BFM Business

Libor: Lloyds va payer 218 millions de livres

La banque britannique Lloyds a accepté de payer 218 millions de livres (275 millions d'euros) aux autorités britanniques et américaines.

La banque britannique Lloyds a accepté de payer 218 millions de livres (275 millions d'euros) aux autorités britanniques et américaines. - -

La banque britannique a annoncé, lundi 28 juillet, avoir trouvé un accord avec les autorités locales et américaines pour payer des amendes d'un montant global de 218 millions de livres (275 millions d'euros). Cette sanction fait suite à l'affaire des manipulations du taux interbancaire Libor.

Les sanctions continuent de tomber dans l'affaire du Libor. Ce lundi 28 juillet, la banque britannique Lloyds a en effet annoncé qu'elle s'était mise d'accord avec les autorités britanniques et américaines pour leur payer des amendes de 218 millions de livres au total (275 millions d'euros).

"Les manipulations couvertes par cet accord ont eu lieu entre mai 2006 et 2009 et les individus concernés ont soit quitté notre groupe, été suspendus ou fait l'objet de procédures disciplinaires", a expliqué la banque dans un communiqué.

Lloyds, septième établissement sanctionné

Le scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor a éclaté à l'été 2012. Il a fait énormément de bruit car ce taux fixé à Londres est central dans le monde de la finance et a une incidence sur une masse énorme de produits financiers, dont certains prêts aux ménages et aux entreprises.

Au total, six groupes financiers -banques ou sociétés de courtage- avait été sanctionnés dans ce scandale jusqu'à présent: Barclays, UBS, Royal Bank of Scotland (RBS), Icap, Rabobank et RP Martin.

Les amendes infligées ont été très variables: d'un peu plus de 2 millions de dollars pour la société de courtage britannique RP Martin à plus de 1,5 milliard de dollars à l'encontre de la banque suisse UBS.

Lloyds Banking Group, qui constitue donc le septième touché, a "condamné les actions des individus responsables de ces actes, qui sont inacceptables et étrangers aux changements culturels que la banque a mis en place".

Y. D .avec AFP