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Les banquiers suisses se rebellent

Patrick Odier, le président de l'Association suisse des banquiers.

Patrick Odier, le président de l'Association suisse des banquiers. - Fabrice Coffrini - AFP

Par une tribune parue dans le Financial Times, l’association suisse des banquiers répond aux récentes attaques dont ces derniers ont été victimes.

"La place financière suisse est toujours la meilleure au monde". La tribune de l’Association suisse des banquiers, dans le Financial Times, sonne comme un cri du cœur.

Réputation abîmée par les récentes révélations de l’affaire Swissleaks, fin du secret bancaire sous la pression des Etats…le secteur se trouve dans le creux de la vague. Et les récentes déclarations - également dans le FT - d’Ahmad Ali as-Sayegh, président du centre financier d’Abu Dhabi , n’ont rien arrangé. Ce dernier y explique, entre autres amabilités, que "le modèle suisse est mort", faisant justement allusion à la fin du secret bancaire.

Un "point de vue tourné vers le passé"

Se disant "stupéfait" des propos tenus par le dirigeant émirati, Patrick Odier, le président de l’association, a donc tenu à répliquer: "Monsieur Sayegh a raison lorsqu’il dit que le secret bancaire destiné aux clients voulant frauder le fisc n’existe plus. Mais où est la nouveauté? Je me demande vraiment comment ce changement a pu échapper à quelqu’un sur la planète financière", ironise-t-il.

Vantant ensuite les qualités du modèle helvète en termes de "responsabilité et de stabilté", il ajoute que "ce point de vue tourné vers le passé ne permet de pas de saisir dans quelle réalité le monde bancaire fonctionne aujourd’hui".

Y.D.