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Le PDG de la banque ING ne sera pas augmenté de 50%

Le projet d'augmenter la rémunération de son patron de 50% devait la porter à 3 millions d'euros par an.

Le projet d'augmenter la rémunération de son patron de 50% devait la porter à 3 millions d'euros par an. - Toussaint Kluitters- AFP

La banque ayant été renflouée par des fonds publics lors de la crise de 2008, le projet d'augmentation de Ralph Hamers a soulevé une vague de contestation dans l'opinion publique et au sein de la classe politique néerlandaise.

La vague de contestation a porté ses fruits. La principale banque des Pays-Bas ING a renoncé mardi à augmenter le salaire de son PDG Ralph Hamers.

Des responsables politiques de tous horizons étaient vent debout depuis que la banque, qui a été sauvée par des fonds publics lors de la crise en 2008, avait annoncé la semaine dernière le projet d'augmenter la rémunération de son patron de 50% à 3 millions d'euros par an.

"Nous nous rendons compte que nous avons sous-estimé la réaction publique aux Pays-Bas à cette question clairement sensible", a déclaré le président du conseil d'administration Jeroen van der Veer dans un communiqué. "En tant que membres du conseil de surveillance, nous sommes responsables de cette proposition et nous regrettons l'agitation que celle-ci a provoquée", a-t-il poursuivi.

Offrir de bons salaires pour attirer des employés hautement qualifiés

"C'est la seule bonne issue à ce débat", a déclaré le ministre des Finances néerlandais Wopke Hoekstra, saluant "une décision sensée", cité par l'agence de presse néerlandaise ANP.

Lundi, Wopke Hoekstra avait déclaré qu'il cherchait des mesures juridiques pour prévenir de telles situations, tandis que les députés écologistes planchaient sur une proposition de loi d'urgence. "Dans quel monde vivent donc les hauts dirigeants d'ING? ", s'était exclamé Jesse Klaver, député et chef du parti des Verts dans un tweet.

ING avait défendu sa politique salariale en faisant valoir qu'elle avait pour but "d'offrir de bons salaires pour pouvoir recruter des employés hautement qualifiés", soulignant que les salaires de ses directeurs étaient "en deçà de la moyenne de ceux des dirigeants de l'Eurostoxx".

C.C. avec AFP