BFM Business

Laurent Mignon: "Il n'y aura aucun départ contraint chez Natixis"

Laurent Mignon était l'invité de Good Morning Business ce mercredi 7 août.

Laurent Mignon était l'invité de Good Morning Business ce mercredi 7 août. - -

Le directeur général de Natixis était l'invité de Good Morning Business sur BFM Business ce mercredi 7 août. Il y a commenté les résultats de la filiale de Banque Populaire Caisses d'épargne.

Natixis a été pénalisé au 2ème trimestre par la réévaluation de sa dette. Le bénéfice net de la banque a reculé de 29%, à 248 millions d'euros. Le chiffre d'affaires progresse et la gestion d'actifs se porte bien, mais les investisseurs ne semblent pas convaincus: le titre chute de 5% à la Bourse de Paris avant 10 heures ce mercredi 7 août. 

Pour Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, ces résultats sont pourtant satisfaisants. Sur BFM Business, mercredi 7 août, il estime que "la croissance est au rendez-vous". Il revendique 1,8 milliard de produit net bancaire pour le trimestre, en hausse de 3%.

S'il reconnaît que la croissance n'a pas été phénoménale dans la banque de financement et d'investissement, les métiers de l'épargne et des services financiers spécialisés ont connu "une bonne dynamique", avec respectivement 13% et 6% de croissance sur le trimestre.

A propos des rumeurs de presse selon lesquelles 500 à 700 suppressions de postes seraient prévues chez Natixis, Laurent Mignon est dubitatif : "je ne sais pas d'où viennent ces chiffres".

La mobilité et la formation encouragées

Il y a bien des négociations autour d'un accord sur l'emploi, reconnaît-il. Certains métiers de la banque sont "challengés actuellement", et doivent voir "leur business model évoluer", souligne-t-il. "C'est vrai pour Natixis et pour toutes les banques aujourd'hui".

C'est pour anticiper ces mutations que la direction de la banque a engagé ces discussions avec les partenaires sociaux. Le but, selon Laurent Mignon: "favoriser la mobilité, la formation". Un plan de départs volontaires est-il sur les rails ? "Il se peut qu'on n'arrive pas à tout gérer grâce à la mobilité, mais il n'y aura aucun départ contraint dans les trois ans qui viennent", s'engage-t-il.

Dernier sujet sensible: la "bad banque" de Natixis, que Laurent Mignon préfère appeler "GAPC", pour "gestion active des portefeuilles cantonnés". Elle devrait clore ses activités en juin 2014. La structure a fait perdre 7 millions d'euros sur le trimestre, mais rien sur le semestre.

La banque est même parvenue à vendre pour 3,6 milliards d'actifs depuis le début de l'année. "Ce n'est plus un sujet de risque mais d'exécution", assure le directeur général.

Nina Godart et BFM Business