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La Bourse de Paris va-t-elle dépasser les 4.500 points?

Le palais Brongniard à Paris.

Le palais Brongniard à Paris. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le CAC40 a clôturé en hausse ce vendredi 4 avril avec un bond de 0,79%, et termine dans le vert sur l'ensemble de la semaine, retrouvant ses niveaux de septembre 2008. Si l'indice est clairement sur une tendance haussière, sa progression devient de plus en plus limitée.

Jusqu'où le CAC40 peut-il aller? Cette semaine, l'indice phare de la place parisienne a poursuivi son ascension. Ce vendredi, il a encore gagné, 0,79% à 4.484 points, soutenu par les créations d'emplois aux Etats-Unis, qui ont été proches du consensus.

Bilan de la semaine: le CAC40 s'est adjugé 1,66% par rapport à la clôture de vendredi dernier. Après avoir démarré poussivement, avec une baisse de 0,45% lundi, il s'est repris mardi (+0,80%) avant de stagner mercredi puis de repartir à la hausse jeudi (+0,42%).

Plusieurs facteurs expliquent ces performances. Jeudi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a quelque peu satisfait les marchés en assurant que les conseils des gouverneurs de l'institution européenne est désormais prêts "à l'unanimité" à prendre des mesures non conventionnelles, pour empêcher la zone euro de basculer dans la déflation. Il a même indiqué que l'assouplissement quantitatif, c’est-à-dire le rachat d'actifs sur les marchés, a été discuté.

Ce vendredi, des informations émanant du Frankfurter Allgemeine Zeitung, ont rapporté que la BCE a modélisé un plan de rachats d'actifs de 1.000 milliards d'euros. Une ruemeur qui a permis au marché de consolider ses gains.

"La tendance haussière est indéniable"

Plus globalement, le contexte géopolitique est un peu plus favorable. Sur le dossier ukrainien, cette semaine, des discussions ont eu lieu entre Washington et Moscou pour envisager une sortie de crise.

Mais est-ce suffisant pour aller plus loin et briser ainsi la barrière des 4.500 points? "Le CAC40 peut aller tester cette limite", sur un mois, estime Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC, qui ajoute que "la tendance haussière est indéniable".

Néanmoins, "la progression est de plus en plus poussive", remarque-t-il. "La volatilité est de plus en plus faible, les volumes sont réduits, et, au cours de la même séance, l'écart entre les sommets et les creux sont ridicules", a-t-il détaillé.

Selon lui, le marché manque de catalyseurs tangibles, réagissant surtout à l'absence de mauvaise nouvelles. Les véritables carburant, à savoir "une meilleure croissance en Europe et des BPA (bénéfice par actions) meilleur que prévu" ne répondent pas encore à l'appel.

Julien Marion