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JPMorgan profite de la réforme fiscale américaine pour embaucher et investir massivement

JPMorgan va investir et embaucher aux États-Unis

JPMorgan va investir et embaucher aux États-Unis - ROBYN BECK / AFP

La banque américaine va investir 20 milliards de dollars pour créer 4000 emplois et augmenter d'au moins 10% les salaires de ses 22.000 salariés les moins bien payés.

Conséquence de la réforme fiscale américaine abaissant les impôts pour les entreprises, JPMorgan Chase va investir 20 milliards de dollars en créations d'emplois, hausses des salaires et ouvertures d'agences dans les cinq prochaines années aux États-Unis.

JPMorgan va créer 4000 emplois, notamment dans les activités traditionnelles de prêts et augmenter d'au moins 10% les salaires de ses 22.000 employés les moins bien payés. Leur salaire horaire minimum va passer de 12 et 16,50 dollars à 15 et 18 dollars de l'heure, ce qui équivaut à 750 dollars en plus, calcule la banque. Elle va également améliorer la couverture santé des employés gagnant moins de 60.000 dollars par an.

L'établissement, dont le PDG, Jamie Dimon, est le patron des patrons américains, va également ouvrir 400 nouvelles agences Chase dans 15 à 20 nouvelles villes et augmenter de 4 milliards de dollars l'enveloppe des prêts destinés aux petites entreprises et de 25% à 50 milliards les crédits immobiliers octroyés aux ménages les plus fragiles.

4 milliards de dollars économisés chaque année

D'après les calculs des analystes, la réforme fiscale va permettre à JPMorgan Chase, qui dispose actuellement de 5130 agences dans 23 États aux États-Unis, d'économiser environ 4 milliards de dollars par an en impôts. "Avoir une entreprise en bonne santé, forte nous permet de faire ces investissements de long terme et durables", explique Jamie Dimon, cité dans le communiqué publié mardi.

La première banque américaine en termes d'actifs, qui dit avoir observé une amélioration du climat des affaires, est la dernière entreprise en date à annoncer un élargissement des avantages sociaux pour ses employés à la suite de la réduction d'impôts offerte aux entreprises par l'administration Trump et adoptée par le Congrès. Les entreprises voient leur taux d'imposition passer de 35% à 21%.

Apple, Wal-Mart, American Airlines, AT&T et Wells Fargo notamment ont accordé des primes, voire des augmentations de salaires, ces dernières semaines. L'opérateur téléphonique Verizon a promis mardi de faire un geste financier envers ses salariés. Selon le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, quelque 130 compagnies ont annoncé des bonus et des primes après l'adoption des réductions d'impôts et 2 millions d'Américains bénéficient de ces augmentations. Mais pour les critiques de la réforme, ces initiatives représentent jusqu'ici une somme dérisoire par rapport aux gains escomptés de la réduction massive du taux d'imposition.

P.L avec AFP