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JPMorgan et Goldman Sachs dans l’œil du cyclone

JPMorgan n'en a visiblement pas terminé avec l'affaire de la baleine de Londres. Un rapport parlementaire lui reproche d'avoir minimisé l'ampleur de ses pertes auprès des investisseurs et des autorités.

JPMorgan n'en a visiblement pas terminé avec l'affaire de la baleine de Londres. Un rapport parlementaire lui reproche d'avoir minimisé l'ampleur de ses pertes auprès des investisseurs et des autorités. - -

Les deux célèbres banques américaines sont dans la tourmente. Elles ont échoué aux tests de solidité du régulateur américain, le 14 mars. Et la bonne foi de l’une d’elle est mise en cause par un rapport parlementaire.

Sale temps pour les grandes banques américaines. Goldman Sachs et JPMorgan ont été partiellement recalées, jeudi 14 mars, dans la deuxième étape de stress tests de la Réserve Fédérale. Les deux géants de Wall Street vont devoir revoir leurs plans de dividendes.

Un carton jaune de la Fed en forme de camouflet. Dans le cadre de la deuxième étape des stress tests, l’institution devait donner son accord pour les plans d'utilisation du capital de seize banques. Or deux des plus prestigieuses, Goldman Sachs et JPMorgan, n'ont obtenu qu'un accord sous condition.

La Fed leur demande de revoir leur copie et d’en présenter une nouvelle au plus tard à la fin du troisième trimestre. Il est reproché aux deux géants de Wall Street de ne pas être capables de faire une estimation adéquate de leurs pertes en cas de graves événements économiques.

Les deux banques ont aussitôt indiqué qu'elles se conformeraient aux recommandations de la Fed. Mais au même moment autre coup dur s'abat sur JPMorgan.

JPMorgan accusée de mentir

Cette rebuffade intervient au moment où la banque se voit durement critiquée par un rapport parlementaire du Sénat sur le scandale de la baleine de Londres. Ce terme désigne ce trader qui avait pris en 2012 des positions démesurées sur des produits d’assurance contre le défaut des entreprises et des Etats. Il avait officiellement fait perdre 6 milliards d’euros à JPMorgan.

Dans cette affaire, le rapport accuse la direction de JPMorgan d'avoir menti aux investisseurs et aux régulateurs. Il stipule en particulier que lorsque le patron de la banque, Jamie Dimon, parlait de tempête dans un verre d'eau en avril 2012, il connaissait déjà l'ampleur des pertes.

Jean-Bernard Cadier correspondant à New York