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Hello bank! s'impose dans la banque en ligne

Hello bank! est présente dans 4 pays.

Hello bank! est présente dans 4 pays. - Bertrand Guay - AFP

Lancée en 2013, la banque numérique de BNP Paribas devrait avoir 800.000 clients fin 2014.  Elle vise 1,4 million de clients en 2017.

La banque en ligne a de beaux jours devant elle. C'est en tout cas le constat que peut faire BNP Paribas, qui a réalisé le 10 décembre un bilan de Hello bank! sa banque numérique.

Hello bank! devrait compter près de 800.000 clients répartis sur ses quatre pays d'activité à la fin de 2014. Elle se fixe pour objectif de recenser 1,4 million de clients en 2017.

Elle a été lancée en 2013 en Belgique, en Allemagne, en France et en Italie. Dans le détail, elle compte 42.000 clients en Italie, 101.000 en France, 283.000 en Allemagne et 365.000 en Belgique. " Mais, en ajoutant les 561.000 clients historiques de l'activité de courtage de Consorsbank en Allemagne, nous avons d'ores et déjà 1,35 million de clients inscrits dans l'univers Hello bank!", explique aux Echos François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP Paribas en charge de la banque de détail.

Selon les objectifs du groupe, Hello bank! sera rentable dès 2017. L'investissement était de 90 millions d'euros. Le modèle de la banque en ligne est simple, il repose sur un principe de gratuité de la plupart des services.

Banque conçue pour les smartphones

Cette banque digitale a été conçue spécifiquement pour un accès par smartphones et tablettes, incarne l'offensive que la banque française entend mener dans le créneau de la banque numérique, face à d'autres acteurs plus anciens comme Boursorama (groupe Société Générale).

Boursorama, présent en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, comptait quelque 734.000 clients à la fin de 2013.

L'été dernier, Hello bank! avait été un peu secouée en France. Les associations de consommateurs avaient dénoncé certaines pratiques. La banque était accusée d'avoir bousculé des clients peu actifs vers la banque en ligne. Une pratique qui n'existe plus, a assuré François Villeroy de Galhau le 10 décembre.

D. L.