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Etats-Unis: BNP Paribas exprime ses "regrets"

Le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé.

Le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé. - -

La banque condamnée lundi à une amende record de plus de 8 milliards de dollars par les autorités américaines a exprimé ses regrets dans la presse outre-Atlantique ce mercredi 2 juillet.

Après l'amende, le mea culpa. BNP Paribas a acheté des pages de publicité dans la presse américaine ce mercredi 2 juillet. La banque y exprime ses "regrets" d'avoir violé la loi américaine en commerçant en dollars avec des pays sous embargo des Etats-Unis. Elle y indique assumer ses responsabilités, après s'être pliée à la mise à l'amende record des autorités américaines, de 8,9 milliards de dollars.

L'un de ces publicités occupe une pleine page dans le New York Times et le Wall Street Journal. "Cette semaine, BNP Paribas est parvenue à un accord avec les autorités américaines relatif à des transactions impliquant des parties soumises à des sanctions américaines", écrit le directeur général Jean-Laurent Bonnafé.

"Nous avons toujours cherché à maintenir un niveau d'exigence élevé en termes de conduite, ce que nous n'avons pas réussi à faire en l'espèce. Nous le regrettons profondément", ajoute M. Bonnafé.

"Les erreurs qui ont été mises en lumière au cours des enquêtes n'auraient jamais dû se produire chez BNP Paribas", affirme-t-il.

BNP Paribas s'explique sur une pleine page du @nytimes après ses démêlés judiciaires aux US. pic.twitter.com/I3NOaeW3Tt
— Eric Guevara-Frey (@eric_gf) 2 Juillet 2014

M. Bonnafé assure que l'établissement financier en avait "tiré leçon". "Les personnes impliquées ont été sanctionnées ou ont quitté le groupe. Nous avons renforcé de façon importante nos procédures et contrôles pour nous assurer que cela ne reproduise pas", souligne-t-il.

Il ajoute que l'accord conclut lundi dernier "ne remet en cause ni la force ni la solidité de BNP Paribas". Dorénavant, la banque se concentre "résolument sur l'avenir et ses projets de développement de ses activités" en Amérique du Nord notamment, où BNP Paribas emploie 15.000 personnes et veut renforcer sa banque de détail et la banque d'investissement dans les prochaines années.

Après l'annonce de l'amende, lundi 30 juin, par les autorités américaines, des agences de notation comme Moody's et Fitch avait indiqué qu'elles maintenaient la note de crédit de BNP, mais qu'elles s'inquiétaient que cette affaire puisse faire perdre des clients à la banque.

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N.G. avec AFP