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BNP Paribas: la lettre du directeur général à ses salariés

Jean-Laurent Bonnafé assure aux salariés que la solidité du groupe n'est pas entamée.

Jean-Laurent Bonnafé assure aux salariés que la solidité du groupe n'est pas entamée. - -

BFM Business s'est procuré la lettre envoyée ce mardi 1er juillet aux salariés du groupe par Jean-Laurent Bonnafé. Dans ce document, il rappelle les tenants de l'accord passé avec les autorités américaines qui ont conduit à l'amende de 8,8 milliards de dollars.

BNP Paribas tente de rassurer ses salariés. Dans une lettre adressée aux salariés dont BFM Business s'est procuré une copie, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la banque, revient sur l'accord passé, hier, par son groupe avec les autorités américaines qui a amené l'établissement à plaider coupable et à faire face à une amende de 8,84 milliards de dollars.

Dans cette lettre il détaille le contenu de l'accord qui, il l'assure, "préserve la capacité du Groupe à compenser des opérations en dollars", à l'exception des activités de négoce de pétrole et de gaz.

Il rappelle que cette activité représente "moins de 1% de l'activité totale de la banque". Surtout il affirme que "des défaillances individuelles ont en effet été mises en évidence dans cette activité. Elles concernent une quarantaine de cadres de notre entreprise".

"Pas de conséquences sur l'emploi"

"Il y a eu des comportements managériaux inappropriés. Il y a eu des négligences et erreurs en matière de conformité. Il y a eu enfin, des fautes caractérisées commises par certains collaborateurs, qui ont contourné délibérément les règles américaines et n’ont pas respecté les décisions de la Direction Générale qui interdisaient, dès 2007, la poursuite de ces activités dans les pays concernés", poursuit-il.

Avant de rassurer un peu plus: "il n’y aura pas de conséquence sur l’emploi ni sur la politique de rémunération des fonctions, métiers et géographies". Rappelant que les réserves de liquidité sont supérieures à 230 milliards de dollars. "La solidité de la banque n’est donc pas entamée", conclut-il.

"Sur le plan commercial, même si la quasi-totalité de notre clientèle institutionnelle et corporate n’est en rien concernée par les conséquences de cette sanction, nous devons être en très forte proximité : les nombreux contacts en cours et à venir doivent constituer autant d’opportunités pour renforcer notre relation en proposant nos services et solutions pour répondre à tous les besoins de nos grands clients", explique-t-il.

Chers collègues, publié par BFMBusiness

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