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Bernard Spitz: "1000 milliards d'euros d'assurance-vie sont investis dans les entreprises"

Bernard Spitz était l'invité de BFM Business, ce mercredi 26 juin

Bernard Spitz était l'invité de BFM Business, ce mercredi 26 juin - -

Le président de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) était l'invité de BFM Business, ce mercredi 26 juin. Il est notamment revenu sur le rôle joué par les assureurs dans le financement de l'économie.

Bernard Spitz n'a pas été avare de chiffres, ce mercredi 26 juin. Invité du Grand Journal de BFM Business, le président de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), s'est attaché à démontrer combien l'assurance-vie finance l'économie réelle.

"Il y a 1.400 milliards d'euros d'encours d'assurance-vie et, parfois, les gens pensent que cet argent dort. Or sur ces 1.400 milliards, plus de 1.000 [1.067 milliards d'euros, exactement précise-t-il] sont investis dans les entreprises, c'est à dire dans les obligations ou les actions", a-t-il détaillé. Il a précisé, dans la foulée, que 17% des encours sont dévolus aux actions et 38% aux obligations.

"Cet investissement dans les entreprises n'a cessé d'augmenter depuis la crise, tant en termes de montant que de pourcentage", a-t-il fait valoir. Ce qui lui permet d'affirmer que "l'assurance joue un rôle considérable dans le financement de l'économie européenne et française car sur ces 1.000 milliards, un peu moins de 500 vont aux entreprises françaises".

42 milliards d'euros aux PME

"L'économie française est face à un défi qui est de miser sur l'investissement de long terme pour susciter la croissance dont nous avons besoin et restaurer la compétitivité qui nous manque. Pour cela l'argent des assureurs est massivement investis dans les entreprises et dans les PME", a-t-il insisté. Benard Spitz a indiqué que 42 milliards d'euros sur l'assurance-vie sont consacrés à cette dernière catégorie d'entreprises.

Concernant les autres sujets d'actualité sur l'assurance, Bernard Spitz est revenu sur le chiffre de 6,5 milliards d'euros qui correspond à la décollecte enregistrée par l'assurance-vie en 2012. Une contre-performance due selon lui "à l'anxiété, à l'incertitude fiscale" mais aussi "à un choix de politique économique qui a été de privilégier le livret A en relevant son plafond".

Il a également jugé que la principale préconisation du rapport des députés PS Karine Berger et Dominique Lefebvre, c'est à dire la création d'un nouveau contrat d'assurance-vie baptisé "euro-croissance", est "une très bonne idée". Pour lui ce contrat pourrait constituer "un juste milieu" entre "la garantie et la sécurité", proposés actuellement par les contrats en euros et "le rendement sans garantie" des contrats en unité de compte.

Jusqu'à 400 millions d'euros de coût pour les inondations du Sud-Ouest

Enfin, Bernard Spitz est revenu sur le coût (en termes de sinistres) des inondations dans le Sud-Ouest de la France. Il a ainsi précisé que la fourchette est "de 350 à 400 millions d'euros" pour ces inondations, affirmant qu'il s'agit "d'une première estimation", tout les sinistres n'ayant pas encore été déclarés.

Par ailleurs, il a ajouté que "l'épisode de grêle qui l'a précédé, notamment dans les régions du Centre, a lui un coût estimé entre 150 et 200 millions d'euros".

Julien Marion