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Banque postale : top départ pour « Ma French Bank »

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Bien après ses concurrents, la filiale bancaire de la Poste se lance sur le marché des néobanques. « Ma French Bank » est disponible dès ce lundi pour deux euros par mois.

La Banque postale entre dans la course aux néobanques. La filiale bancaire de La Poste lance, ce lundi, sa banque mobile, qui viendra directement concurrencer Boursorama, Orange Bank ou N26. « Ma French Bank » a déjà été testée auprès des collaborateurs de la maison-mère ces derniers mois avant d'être désormais pleinement opérationnelle. Si l’ouverture d’un compte sera possible dans 2.000 bureaux de poste, la gestion du compte se fera entièrement en ligne ou via téléphone.

Peu de frais, procédures simplifiées et accessibilité sur mobile, la « néobanque postale » utilise tous les ingrédients classiques des banques en ligne. Le client de « Ma French Bank », pour un tarif de deux euros par mois, disposera d'un compte sans découvert et d'une carte Visa avec des retraits sans frais, du paiement sans contact ApplePay et des services de virements par SMS. La formule reprend « les standards attendus des néobanques », expliquait sa directrice générale Alice Holzman, lors de la présentation du service en mai dernier.

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Ne risque-t-elle pas de se noyer dans un marché déjà bien occupé par ses rivaux ? « Le marché est loin d'être saturé, il reste de la place pour un nouvel acteur », assurait-t-elle, évoquant une ligne de crédit renouvelable ou l’accès à la plate-forme de financement participatif du groupe, KissKissBankBank, pour se différencier de ses concurrents. Avec, dans le viseur, la population des 18-35 ans qui fait cruellement défaut à la Banque postale.

La rentabilité en question

Reste la difficile question de la rentabilité. La Banque postale a déjà investi 100 millions d'euros dans le développement de sa banque mobile. « On vise plus d'un million de clients d'ici cinq ans. Si on atteint cet objectif, on aura dépassé le point mort » du seuil de rentabilité, rétorque Rémy Weber, président du directoire de la Banque postale. Le défi est de taille : ses concurrents ont pris une avance considérable, mais très peu sont rentables pour l'heure, plombés par des tarifs extrêmement bas.