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L'épargne des Français a augmenté de 85,6 milliards d'euros en 5 mois

Entre mars et juillet, le Français ont épargné 85,6 milliards d'euros.

Entre mars et juillet, le Français ont épargné 85,6 milliards d'euros. - INA FASSBENDER

Selon la Banque de France, la différence entre les sommes détenues par les Français et leur endettement bancaire a atteint un niveau historique.

Les conséquences financière du confinement ont atteint des sommets. Alors que les entreprises ont fait face à d'énormes diffcultés, les ménages ont fait grossir leur bas de laine.

Selon la note mensuelle sur la "situation financière des ménages" de la Banque de France dévoilée ce vendreid matin par le Parisien-Aujourd'hui en France "le montant des dépôts et des liquidités accumulé entre mars et juillet a atteint un record : 107,5 milliards d’euros. L'épargne économisée par les Français entre mars et juillet (les dépôts et les liquidités diminué des crédits) a atteint elle aussi un record : 85,6 milliards d'euros.

Pour Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l'international à la Banque de France, ces chiffres sont historiques "à l'image de la crise que nous traversons".

"Inciter tous les Français à investir"

Après l'annonce du montant du plan de relance de 100 milliards d'euros, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance , incite "tous les Français à investir dans l’économie pour relancer cette machine".

Jeudi soir, sur France 2, il a rappelé que "le vrai défi c’est moins d’aller dépenser plus d’argent public que d’inciter tous les Français à investir dans l’économie pour relancer cette machine".

"Oui, c'est de l’épargne de précaution pour faire face à des temps qui s’annoncent effectivement difficiles, mais la meilleure manière d'y faire face c'est de les dépenser", ajoute le ministre. Selon lui, "les semaines qui viennent seront difficiles", mais "d’ici deux ans nous aurons retrouver le même niveau de développement économique qu’avant la crise".

En attendant, l'économiste de la Banque de France avance que cette tendance à l'épargne, également liée à la crainte de l'avenir, continuera "tant qu'on n'aura pas de vaccin ". Les prévisions prévoient toujours un pic de chômage, annoncé supérieur à 11,5% à la mi-2021.

Olivier Garnier estime enfin que si beaucoup de Français ont épargnés, certains ont été "plus touchés" que d'autres par la crise. "Ces données économiques sont agrégées. Des disparités existent selon les situations mais nos données ne permettent pas à ce stade de les révéler", précise la Banque de France.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco