BFM Business

Faut-il devenir ami sur Facebook avec son boss?

Vous ne pouvez pas vous en passer, même au travail, il faut que vous jetiez un œil sur tous les réseaux sociaux, même si les employeurs sont rarement d'accord. Mais le pire scénario, c'est quand votre chef vous envoie une invitation pour le rejoindre sur Facebook.

Selon l’observatoire Bruneau de la vie des Français au bureau, 36% des salariés consultent Facebook au travail. Pas forcément très longtemps, juste quelques minutes par ci par là. En moyenne, les salariés ne passent pas plus d'une heure par semaine à regarder les réseaux sociaux depuis leur bureau.

Sauf qu'une entreprise, cette heure-là, elle a beaucoup de mal à l'accepter. Si certaines d'entre elles ont très bien compris qu'il fallait se faire une raison et qu'il est illusoire de tenter par la force de vous en priver, ou estiment que finalement, les réseaux ont une utilité pour la communication ou la veille pour l'entreprise, d'autres ne peuvent pas s'y faire.

De nombreuses entreprises mettent leur veto: Facebook au travail, c'est non! Selon le cabinet Proskauer, plus d'une entreprise sur 3 bloque encore activement l'accès aux réseaux sociaux sur les postes de leurs salariés. Plus de 7 sur 10 ont déjà dû prendre des mesures disciplinaires à cause d'une utilisation abusive des réseaux.

Faire jouer les paramètres de confidentialité 

De votre côté, vous n'êtes pas prêts à changer vos habitudes à cause de ces quelques réfractaires. D'ailleurs, à force de flirter avec Facebook au bureau, c'est le bureau qui est entré dans Facebook. Comme 69% des salariés, vous avez accepté vos collègues en amis mais attention, il y a des limites. Seuls 30% sont amis avec leur chef sur Facebook.

Si c'est lui qui vous demande, comment réagir? Tout dépend des relations que vous entretenez avec lui. Si vous avez des cauchemars à l'idée de savoir que votre boss scrute vos photos de mariage, comment lui bloquer l'accès à votre vie privée sans le brusquer? Vous pouvez accepter son invitation pour lui montrer votre bonne volonté, mais en ayant pris soin de pousser au maximum les paramètres de confidentialité. Ou alors laisser son invitation en attente… en espérant qu'il oublie.

Laure Closier édité par C.C.