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Entretien d'embauche: voilà ce qu'il faut à tout prix éviter de dire ou faire

Mal habillé, avec des écouteurs sur les oreilles et un brin agressif... voilà certains candidats auxquels les recruteurs sont confrontés.

Mal habillé, avec des écouteurs sur les oreilles et un brin agressif... voilà certains candidats auxquels les recruteurs sont confrontés. - StockSnap - CC

"Aussi incroyable que cela puisse paraître, certains candidats à un emploi semblent ignorer que leur attitude les disqualifie d'office. Voici les pires, mais aussi les plus drôles des entretiens, qui ont marqué les recruteurs de grandes entreprises."

Si un candidat se donne la peine de répondre à une annonce, c'est qu'il a envie de décrocher le job. Et qu'il tient donc à se montrer sous son meilleur jour lorsqu'il parviendra à décrocher un entretien. Mais tous les chercheurs d'emploi ne partagent pas cette vision, au vu des pires expériences vécues par divers recruteurs compilées par Regions Job. Certains en oublient les règles élémentaires de politesse. À commencer par la ponctualité.

"Un candidat avec qui j’avais rendez-vous à 11h m’appelle à 10h55 pour me dire qu’il aura du retard. Je lui dis que je n’ai pas de rendez-vous et que je l’attends sans problème", raconte une responsable de recrutement. "Ne le voyant pas arriver, je me dis qu’il m’a plantée. À 13h30, mon candidat est en bas. Je lui rappelle que nous avions rdv à 11h. Et il me rétorque: 'Vous m’avez dit que vous n’aviez pas de rdv et que vous m’attendiez donc je suis parti faire des courses'. Bien sûr, je lui ai gentiment dit que nous ne retiendrons pas sa candidature." 

De l'alcool et des larmes

Dans un autre registre, beaucoup de candidats ne savent pas tenir une attitude adaptée face au recruteur. Il y a ceux qui s'affalent sur le bureau en posant les coudes sur le bureau. Ceux qui jouent bruyamment avec le stylo, au point d'irriter les nerfs du responsable des ressources humaines. Ou bien ceux qui arrivent dans un état de décontraction déconcertant :

"Un candidat est arrivé avec un Walkman sur les oreilles et un chewing-gum dans la bouche. Lorsque je lui ai demandé de se préparer pour l’entretien il m’a répondu qu’il m’entendait très bien comme cela…"

Il y a aussi les candidats qui se présentent en étant sous l'emprise de l'alcool. Mais on ne sait pas si c'était pour arriver moins stressé. Cela a en tout cas tourné au fiasco.

"Un candidat est arrivé totalement ivre au rendez-vous et il a fallu le convaincre rapidement de son inadéquation au poste tout en faisant en sorte qu’il garde son calme".

Un recruteur se souvient aussi d'un rendez-vous avec une personne qui "recevait des coups de fil de ses clients liés à une activité parallèle plus ou moins louche…". Un autre a dû jouer les consolateurs face à "une candidate déprimée et en larmes en évoquant pendant tout l’entretien le décès récent de son chien".

Il arrive aussi que le rendez-vous tourne au n'importe quoi, quand le candidat oublie qu'il est là pour parler carrière et se pose en donneur de conseils.

"J’ai reçu il y a quelques années un candidat qui m’a expliqué l’intérêt de la pratique du yoga pour le management. Jusque-là pourquoi pas, mais l’entretien a pris une tournure insolite quand il a absolument voulu me montrer les meilleures positions de yoga à adopter avant une réunion importante… Imaginez un candidat dans la position de la charrue et la surprise du recruteur assis en face ! "

Des candidats qui ont du mal à décrire leurs motivations

En plus de ces comportements excessifs, une autre tendance émerge de ces témoignages: les postulants qui se présentent les mains dans les poches, sans avoir rien préparé. "Pour un poste de commercial, le candidat ne connaissait pas ses clients et m’a cité des entreprises qui n’existaient plus!". Il y a aussi ceux qui ne savent pas trop pourquoi ils sont là. "Un candidat venu sans pièce d’identité, en jogging baskets, qui ne se rappelait plus pour quelle offre d’emploi il postulait exactement" témoigne un DRH. "Le candidat a préparé son entretien, mais a dû confondre entreprise et poste en ne parlant absolument pas du mien", raconte un autre.

Un DRH se souvient d'un candidat qui ne s'embarrassait pas de fioritures pour décrire à quel point il était motivé pour décrocher ce job. À la question : pourquoi avez-vous répondu à cette offre, la réponse fut "c'est un CDI et je veux acheter une maison". Un autre a expliqué être en fin de droits à Pôle Emploi. Parfois, les candidats ne cherchent même pas à faire des phrases et se contentent de réponses laconiques en alternant "oui" et "non".

Plusieurs recruteurs ont aussi dû faire face à un conjoint qui voulait accompagner sa moitié, imposant la présence de leurs enfants lors de l'entretien. Une responsable de recrutement raconte aussi que des parents ont tenu à rester à coté de leur fille car ils ne voulaient pas la laisser seule avec une inconnue.

C.C.