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Valls: "La CGT ne fait pas la loi dans ce pays"

"Le Premier ministre a affiché sa fermeté face aux grèves initiées par la CGT contre le projet de loi Travail. Il a assuré qu'il était hors de question de réécrire le texte. "

Manuel Valls hausse le ton. Lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a en effet défendu le projet de loi Travail et refusé de céder face aux grèves et blocages qui se multiplient en France. "La CGT ne fait pas la loi dans le pays", a-t-il déclaré ce mercredi.

De fait, le chef du gouvernement a écarté toute "remise en cause" de l'article 2 du projet de loi sur les accords d'entreprise, répétant également qu'il n'y aurait pas de "retrait" du texte.

"La CGT veut tordre l'intérêt général"

Manuel Valls a été particulièrement virulent avec la CGT. "Je respecte cette organisation, son histoire, ses militants et ses dirigeants", a-t-il affirmé. Mais il a surtout considéré que la CGT était "une organisation minoritaire qui veut faire plier le gouvernement et qui veut tordre l'intérêt général".

"C'est parce que cette organisation a échoué, qu'elle n'a pas su prendre ses responsabilités dans le dialogue que nous avons engagé que la CGT essaie de bloquer le pays". 

Manuel Valls a également justifié le recours aux forces de l'ordre pour lever les blocages dans certains dépôts de carburants. "Nous agissons pour les Français et pour que l'économie ne soit pas asphyxiée par les agissements de quelques-uns. Et nous continuerons d'agir avec détermination".

"Ceux qui bloquent les sites pétroliers ne sont pas concernés par la loi Travail", a-t-il en outre plaidé. "Ceux qui voudraient nous faire croire par exemple qu'il est possible d'arrêter une centrale nucléaire jouent un jeu étrange", a-t-il attaqué. *

Le Premier ministre a aussi fait au passage un lapsus, en parlant d'"apprivoiser" plutôt qu'"approvisionner" les Français en carburant. "Nous considérons que les Français doivent pouvoir s'apprivois... s'approvisionner, se déplacer", a-t-il dit, "sans avoir à attendre des heures devant leur station-service".

J.M. avec AFP