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Travail du dimanche: Moscovici veut plus de liberté d'ouverture

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, est favorable à davantage de liberté en matière d'ouverture le dimanche

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, est favorable à davantage de liberté en matière d'ouverture le dimanche - -

A quelques jours de la remise du rapport Bailly sur le travail du dimanche, le ministre de l'Economie s'est déclaré, jeudi 28 novembre, favorable à davantage de liberté pour les entreprises et de droits pour les salariés.

Mercredi 27 novembre, c'était Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui avait jeté un pavé dans la marre en réclamant de légiférer sur les indemnités des patrons. Hier jeudi 28 novembre, c'est son collègue de l'Economie, Pierre Moscovici, qui s'est déclaré sur France 2 favorable à davantage de liberté en matière de travail dominical.

A quelques jours de la remise du rapport Bailly commandé par le gouvernement, Pierre Moscovici a affirmé: "je pense qu'il est important de donner plus de liberté en la matière" mais aussi "plus de droits" aux travailleurs.

"Je pense que Jean-Paul Bailly fera des propositions tout à fait intelligentes", a-t-il ajouté. L'ex-président de La Poste s'est vu confier en septembre par le gouvernement la mission de "clarifier le cadre juridique" du travail le dimanche, en plein mouvement de fronde de plusieurs enseignes de bricolage.

On dit déjà que le rapport proposera non de remettre en cause toute la législation mais d'élargir les possibilités d'ouverture. De son coté, Michel Sapin, le ministre du Travail, avait avancé qu'il ne s'agissait, en aucun cas, de "toucher à cette règle" du repos dominical.

Montebourg a de la chance

Par ailleurs, concernant ses relations avec Arnaud Montebourg présentées comme tendues, Pierre Moscovici a lancé sur France 2 : " chacun a son tempérament, chacun a son style". "Après tout, ce qui fait qu'on est complémentaire, c'est aussi ça. Il fait autre chose que je ne sais pas faire. Je crois aussi savoir faire quelque chose qu'il ne sait pas faire", a-t-il poursuivi.

"Il a de la chance, Arnaud Montebourg ! Moi je dois maîtriser ma parole à chaque instant et j'ai une sorte de devoir de réserve", a-t-il lancé, ajoutant: "On ne fait pas le même métier. Etre ministre des Finances, c'est un rôle qui très observé, par les marchés par les investisseurs, par les entreprises, à l'étranger, en Europe."

P.C et agences