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Travail de nuit: les parties déboutées

Habituellement, le Printemps fermait ses portes à 22h le jeudi.

Habituellement, le Printemps fermait ses portes à 22h le jeudi. - -

Le comité d'entreprise, la CFDT et la CGT avaient assigné la direction en référé, lui reprochant de faire travailler les salariés. Le tribunal de grande instance de Paris ne voit pas l'intérêt de statuer en urgence.

La question du travail de nuit continue d'agiter les foules. Le tribunal de grande instance de Paris a débouté, ce mercredi 14 mai, les parties dans l'affaire sur le travail de nuit qui oppose le comité d'entreprise (CE) du Printemps Haussmann (LVMH) et la direction du magasin.

Le comité d'entreprise, la CFDT et la CGT, syndicats du commerce très offensifs sur le respect des horaires d'ouverture, avaient assigné la direction en référé en janvier, lui reprochant de faire travailler les salariés lors de ses nocturnes du jeudi.

Dans l'ordonnance de référé, consulté par l'AFP, le tribunal dit qu'il "n'y a pas lieu à référé" et déboute "les parties de leurs demandes".

Le travail de nuit est exceptionnel

"La juge a pris acte que la direction du Printemps s'est pliée à la décision du Conseil constitutionnel qui a refusé de remettre en cause la loi sur le travail de nuit. Elle a alors estimé qu'il n'y avait pas lieu de statuer dans l'urgence puisqu'il n'y avait plus de trouble manifeste", a expliqué à l'AFP Bernard Demarcq, élu CGT au CE du Printemps.

Le jeudi précédant l'audience au tribunal fin avril, le magasin situé sur les Grands boulevards, avait fermé ses portes à 20h45, au lieu de 22h habituellement, anticipant la décision de justice.

La loi dispose que le recours au travail de nuit (après 21h et jusqu'à 6h) est en principe exceptionnel et doit être justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique ou des services d'utilité sociale.

D. L. avec AFP